
Bloqué dans son prêt à la Juve
par la règlementation internationale, Randal Kolo Muani a fait
l’objet ce samedi d’une sortie médiatique du directeur sportif
turinois.
Cela peut paraître ubuesque mais Randal Kolo Muani,
après
avoir effectué sa visite médicale et signé son contrat de prêt en
faveur de la Juventus, a appris vendredi qu’il ne
pouvait finalement pas évoluer sous les couleurs du club
bianconero. Pourquoi une telle déconvenue ? Parce que le PSG a
oublié qu’il avait déjà atteint le plafond du nombre de prêts
autorisés dans une saison.
Cela ne dépend pas de la Ligue de football professionnel (LFP) –
qui ne fixe les règles à sa guise que pour les mouvements entre
clubs français – mais bien de la Fifa, qui bien évidemment ne
cèdera pas sur le sujet. A ce jour, six Parisiens sont prêtés:
Nordi Mukiele (Bayer Leverkusen), Juan Bernat (Villarreal), Carlos
Soler (West Ham), Cher Ndour (Besiktas), Renato Sanches (Benfica)
et Xavi Simons (Leipzig). Le PSG ne
pouvant aller au-delà de ces six prêts.
« Un problème bureaucratique »
Pour autant, à Turin, l’on demeure tout à fait confiant quant à
l’issue de ce dossier épineux. « C’est un problème
bureaucratique, ce sera fait la semaine prochaine. Nous restons
sereins », dixit le directeur sportif de la Juve, Cristiano
Giuntoli, ce samedi en marge de l’affiche de la 21e
journée de Serie A entre la Vieille Dame et l’AC Milan (2-0).
Le souci n’est pas simplement administratif, aussi la sortie du
dirigeant piémontais peut-elle interpelle. A moins que le PSG ait
d’ores et déjà pris l’engagement de rapatrier l’un de ses éléments
– voire de le vendre à moindre coût en cas d’opportunité. Renato
Sanches, actuellement blessé et globalement peu utilisé cette
saison par le Benfica, pourrait incarner la solution idéale.


