Liverpool a discrètement pris l’ascendant dans la course à Antoine Semenyo, l’attaquant de Bournemouth et international ghanéen. Son intérêt n’est pas nouveau, mais l’urgence semble désormais plus vive, d’autant que le club se prépare à affronter une longue période hivernale où l’arrivée d’une force offensive supplémentaire pourrait s’avérer décisive.
Tottenham demeure en embuscade, sans tapage, mais avec une présence suffisante pour rappeler que Thomas Frank apprécie les attaquants capables d’effectuer un pressing. Semenyo correspond presque trop parfaitement à ce profil. Il serait imprudent d’écarter les Spurs, tant leur cellule de recrutement a pris l’habitude d’intervenir au moment le plus opportun.
Manchester United se trouve dans une situation plus délicate. Ruben Amorim apprécie Semenyo et cela ne fait aucun doute. Son admiration repose sur la faculté de l’attaquant à alterner entre les couloirs et les zones de pression centrales, une qualité qui s’accorde pleinement avec le système très structuré de l’entraîneur portugais.
Le problème réside dans le prix : la clause libératoire de 65 millions de livres fixée par Bournemouth demeure un obstacle que United ne semble pas prêt à franchir en janvier. Sur le plan financier, les marges du club cet hiver apparaissent plus étroites qu’à l’accoutumée, et il reste incertain qu’il puisse manœuvrer avec suffisamment d’ingéniosité.


