Alors que l’opinion accuse Samuel Eto’o d’avoir manœuvré en coulisses pour écarter André Onana et Vincent Aboubakar de la liste des Lions Indomptables pour la CAN 2025, une voix autorisée vient bousculer le débat. Claude Le Roy, figure respectée du football africain, s’est rangé ouvertement du côté du président de la Fecafoot, estimant que les choix faits ne sont ni scandaleux ni injustifiés. Une prise de position qui change la tonalité d’une polémique déjà explosive.
La liste des 28 joueurs retenus par David Pagou continue en effet de diviser le pays. L’absence de cadres majeurs comme Onana, Aboubakar ou encore Michael Ngadeu-Ngadjui a alimenté toutes les thèses, notamment celle selon laquelle ces exclusions seraient les conséquences directes de la crise entre le ministère des Sports (Minsep) et la Fecafoot — et surtout de l’influence supposée d’Eto’o sur les décisions finales.
Pagou, de son côté, affirme avoir choisi des joueurs correspondant au nouveau projet, misant sur une génération plus jeune et malléable. Une orientation audacieuse, mais qui laisse une grande partie des supporters perplexes, certains estimant que les Lions Indomptables se privent inutilement de leadership et d’expérience.
Invité dans l’émission Talents d’Afrique, Claude Le Roy n’a pas hésité à aller à contre-courant de l’opinion dominante. Pour l’ancien sélectionneur du Cameroun (1986-1988), les absences d’Onana et d’Aboubakar sont non seulement compréhensibles, mais aussi justifiables sportivement et humainement.
« Les cadres sont des atouts pour un entraîneur, mais encore faut-il qu’ils tirent tous l’équipe vers le haut. Je comprends qu’ils n’aient pas pris André Onana et Vincent Aboubakar. Si j’avais dirigé cette équipe aujourd’hui, je n’aurais sélectionné ni l’un ni l’autre. Certains joueurs en bout de course peuvent devenir toxiques et n’apportent plus grand-chose… Un sélectionneur n’est pas là pour faire plaisir, mais pour bâtir la meilleure équipe possible. »
Par cette déclaration tranchée, Claude Le Roy apporte un soutien indirect à Samuel Eto’o, suggérant que les choix controversés du moment pourraient être davantage liés à une logique de performance qu’à une querelle d’ego ou d’influence.


