L’enquête ouverte par la Confédération africaine de football (CAF) après les incidents ayant suivi le quart de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et le Nigeria ne cible pas uniquement joueurs et encadrement. Fait notable, l’instance continentale s’intéresse également à des faits impliquant des journalistes et professionnels des médias.
Tout journaliste accrédité sur une compétition de la CAF est soumis à un code de conduite strict. En cas de comportement jugé inapproprié, notamment altercation, provocation, entrave au travail des officiels ou non-respect des règles en zone mixte, la CAF peut prendre des mesures disciplinaires sans attendre une quelconque décision judiciaire.
Ces sanctions peuvent aller du retrait immédiat de l’accréditation pour le reste de la CAN à une interdiction d’accès aux zones médias, voire à une exclusion définitive du tournoi en cours, sur la seule base des rapports officiels et des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête.
Au-delà de la CAN 2025, les conséquences peuvent s’inscrire dans la durée. La CAF dispose de la possibilité de refuser l’accréditation à des journalistes concernés pour ses prochaines compétitions, d’imposer une mise à l’écart temporaire ou définitive de certains événements, ou encore de transmettre les informations aux fédérations nationales et aux organisateurs locaux.
Une telle décision pourrait compromettre durablement l’accès de ces professionnels aux compétitions CAF.


