La suspension de Samuel Eto’o par la Confédération africaine de football (CAF) continue de faire couler beaucoup d’encre. Longtemps entourée de zones d’ombre, cette décision disciplinaire trouverait son origine dans des faits bien plus graves qu’un simple comportement jugé excessif en tribunes lors d’un match de la Coupe d’Afrique des Nations.
Selon le journaliste nigérian Osasu Obayiuwana, réputé pour ses sources au sein des instances africaines, l’ancien capitaine des Lions indomptables aurait eu une altercation physique avec Ahmed Yahya, membre influent du comité exécutif de la CAF et président de la Fédération mauritanienne de football. Samuel Eto’o lui aurait porté un coup à la poitrine, un geste qui aurait immédiatement alerté les responsables présents.
Toujours d’après ces informations, l’actuel président de la Fédération camerounaise de football aurait agi sous le coup de la colère, convaincu qu’Ahmed Yahya était « complice » d’un complot visant le Cameroun. Cette suspicion serait liée à la désignation de l’arbitre mauritanien Dahane Beida pour un quart de finale particulièrement sensible, une nomination perçue comme défavorable par le camp camerounais.
Un haut responsable de la CAF, cité anonymement, aurait qualifié cet acte d’agression physique caractérisée, un seuil jugé inacceptable pour un dirigeant occupant une fonction aussi élevée. C’est cette gravité supposée des faits qui aurait poussé l’instance continentale à envisager, puis à appliquer, une sanction disciplinaire sévère à l’encontre de Samuel Eto’o.
Si les versions officielles restent mesurées, ces révélations apportent un éclairage nouveau sur une affaire qui secoue le football africain. En attendant d’éventuelles clarifications ou recours, cette suspension marque un épisode délicat dans le parcours du dirigeant camerounais et relance le débat sur la gouvernance, la pression et la gestion des conflits au sommet du football continental.


