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La phrase a marqué les esprits par sa sincérité. A la veille de la finale de la CAN 2025 opposant ce dimanche le Maroc au Sénégal, Eliesse Ben Seghir a mis des mots sur une réalité que beaucoup découvrent une fois sur place : la Coupe d’Afrique des nations est l’un des tournois les plus exigeants du football mondial.
À seulement 20 ans, l’ailier marocain Eliesse Ben Seghir n’a pas cherché à masquer sa surprise.
« Honnêtement, je ne pensais pas qu’une CAN c’était aussi dur, franchement, et même le football africain en général », a-t-il confié samedi en conférence de presse. Un constat qu’il dit avoir partagé dès son arrivée avec Walid Regragui.
Pour Ben Seghir, cette CAN est la preuve que le football africain a changé de dimension : « Il y a des joueurs méconnus qui sont vraiment très bons ici. »
Un discours qui rejoint celui de nombreux internationaux formés en Europe, souvent surpris par l’intensité physique, l’engagement et la difficulté mentale propres à la compétition.
Les larmes après le Nigeria, symbole de la dureté de la CAN
Le jeune Marocain a également souligné un moment fort après la demi-finale remportée face au Nigeria.
« Quand tu bats le Nigeria et que tu vois des joueurs comme Achraf Hakimi, Yassine Bounou ou Brahim Diaz pleurer… parce qu’ils savent à quel point une CAN est difficile, tu te rends compte de l’exploit que tu es en train de réaliser. »
🇲🇦🗣️ Eliesse Ben Seghir : « Quand tu bats le Nigeria🇳🇬 et tu vois des joueurs comme Achraf, Bounou ou Diaz pleurer… parce qu’ils savent à quel point une CAN est difficile, tu te rends compte de l’exploit que tu es en train de réaliser. » pic.twitter.com/Zuc510RFg6
— Le360 (@Le360fr) January 17, 2026
Une image forte, révélatrice de la charge émotionnelle et de la difficulté extrême du tournoi, même pour des joueurs habitués aux plus grandes compétitions européennes.
Sur le plan sportif, Ben Seghir n’est pas titulaire indiscutable mais son impact est réel. Entré en jeu à quatre reprises durant la compétition, il a apporté percussion et insouciance, allant jusqu’à transformer son tir au but en demi-finale face au Nigeria. Un geste fort pour un joueur de son âge.
Une progression express à 20 ans
Ailier du Bayer Leverkusen, Ben Seghir affiche déjà une étonnante maturité internationale. Avec 20 sélections chez les Lions de l’Atlas à seulement 20 ans, il incarne cette nouvelle génération qui découvre la CAN… et en mesure déjà toute la difficulté.
Son témoignage, simple mais puissant, rappelle une vérité essentielle : gagner une Coupe d’Afrique des nations n’est jamais banal. C’est un exploit que seuls ceux qui l’ont vécue peuvent réellement mesurer.

