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Maître à jouer du Paris FC, Ilan Kebbal a profité de son passage dans le podcast Génération After sur RMC pour évoquer les Fennecs d’Algérie, avec lesquels il a un statut bien différent. Bientôt un mois après sa première CAN, il est revenu sur son expérience et sa relation avec Vladimir Petkovic.
Pour sa première CAN, Ilan Kebbal a découvert une compétition d’une toute autre dimension. Même s’il a dû se contenter en tout et pour tout de 11 minutes de jeu, lors du dernier match de groupes contre la Guinée Equatoriale (3-1), ce qu’ont regretté certains supporters algériens habitués à le voir en Ligue 1, il décrit l’expérience de la CAN avec enthousiasme.
« Il y a six mois, j’étais en Ligue 2 » rappelle-t-il, reconnaissant de l’opportunité : « C’est le football, c’est normal. Comme je l’ai dit, j’étais prêt à jouer 5, 10 minutes… je suis content d’avoir eu 10 minutes de temps de jeu », assure celui que Vladimir Petkovic a lancé en sélection, à 27 ans. Conscient du niveau de concurrence à son poste, il insiste sur la valeur de l’apprentissage
Son jugement sur Petkovic Une CAN frustrante… et formatrice
En effet, son statut avant l’arrivée du sélectionneur helvético-bosnien à la tête des Fennecs se résumait à peau de chagrin. Convoqué une seule fois par Djamel Belmadi en 2021, il n’avait pas disputé la moindre minute.
S’il qualifie celui qui avait entendu son cri du coeur de « bon coach », il souligne également un style de management qu’il juge « pas forcément très ouvert ». Une remarque qui ne remet toutefois pas en cause l’efficacité du technicien, Kebbal rappelant que les résultats obtenus depuis son arrivée plaident en sa faveur.
🤔 Le « Tu préfères » d’Ilan Kebbal pic.twitter.com/k9YkIKXCfY
— After Foot RMC (@AfterRMC) February 11, 2026
La détermination de Kebbal intacte malgré la concurrence
Revenant sur l’élimination contre le Nigéria, Kebbal ne cherche aucune excuse, à l’instar des cadres de l’équipe : « Ils ont été au-dessus. Ils ont été meilleurs que nous, dans tous les compartiments, dans l’intensité. On est tombé sur plus fort que nous », admet-il.
Malgré son statut encore fragile dans la hiérarchie, le natif de Marseille affiche une motivation sans faille, et un état d’esprit positif : « Il y a une trêve en mars, si j’ai du temps de jeu, je suis prêt, j’attends que ça et même si je ne l’ai pas, je suis là pour la sélection. Peut-être que c’est à moi d’en faire plus, que ce soit en club ou à l’entraînement là-bas. ».
Son objectif est donc clairement identifié : s’installer durablement en sélection et participer à la Coupe du monde d’ici quelques mois. Ce qui était encore totalement improbable il y a moins d’un an…


