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Andrés Iniesta se trouve au Maroc ! La présence de l’ancienne gloire du Barça au Royaume chérifien a logiquement suscité de nombreuses spéculations.
Aperçu dans les tribunes à Rabat durant la CAN 2025, l’Espagnol a immédiatement alimenté les débats. Certains observateurs ont évoqué une arrivée dans le staff de Walid Regragui, d’autres ont même imaginé un futur rôle de sélectionneur. Des hypothèses qui font le buzz, mais qui ne correspondent pas à la réalité du projet de la Fédération avec lui.
Un rôle loin du banc
Fraîchement retraité et sans expérience d’entraîneur principal, Andrés Iniesta ne se destine pas à l’équipe nationale A. D’après le média Le360, l’ancien champion du monde 2010 est appelé à intégrer la Direction technique nationale. Sa mission serait avant tout structurelle.
L’objectif ? Participer à la mise en place d’un modèle de jeu commun à l’ensemble des sélections marocaines. Il s’agit d’harmoniser les principes tactiques, de renforcer la formation technique et de développer une identité footballistique cohérente, perceptible dès les catégories de jeunes. Cette approche vise notamment à faciliter la transition entre les différentes équipes nationales et à assurer une continuité dans la philosophie de jeu.
Andres Iniesta 𝗦𝗘 𝗧𝗥𝗢𝗨𝗩𝗘 actuellement à Rabat. 🇪🇸👀 pic.twitter.com/J0JbDKKugM
— ᴍᴏᴜɴᴛᴀᴋʜᴀʙ ғᴏᴏᴛ 🇲🇦 (@MountakhabFoot) February 12, 2026
L’inspiration assumée du modèle espagnol
Ce choix n’a rien d’anodin. Depuis plusieurs années, la FRMF cherche à consolider un projet à long terme capable de produire régulièrement des joueurs compatibles entre eux sur le plan tactique et technique. Et le modèle espagnol, caractérisé par le jeu avec ballon et la science du contrôle de balle, apparaît comme une source d’inspiration naturelle.
Iniesta, figure emblématique de cette école, apporterait une expertise vécue de l’intérieur, forgée au plus haut niveau. Son rôle ne serait donc pas celui d’un entraîneur, mais d’un référent technique capable de mettre en place un socle de jeu commun.
Maroc – Espagne : entre rivalités et coopérations
Cette collaboration intervient pourtant dans un contexte où le Maroc et l’Espagne affichent une certaine rivalité sur la scène internationale, notamment autour de l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030. Le président de la Fédération espagnole s’était, entre autres, appuyé sur le contexte chaotique de la finale de la CAN pour en « annoncer » la tenue dans son pays. Mais ces divergences n’empêchent pas les échanges techniques. Surtout que l’ancien meneur de jeu n’a aucun poste à la Fédération espagnole.
Dans le cas d’Iniesta, le Maroc ne mise donc pas que sur l’effet d’image, mais sur une contribution à la structuration durable de son projet.


