À la suite de la récente décision du jury disciplinaire de la CAF concernant le forfait enregistré lors de la finale, il est essentiel de clarifier le fonctionnement des instances judiciaires du football africain. Contrairement aux idées reçues, le Président de la CAF ne siège dans aucun organe décisionnel à caractère juridique et n’exerce aucune influence sur les délibérations. Son rôle est strictement administratif et représentatif, garantissant ainsi une séparation étanche entre la direction politique de l’institution et ses mécanismes de sanction.
Le système judiciaire de la Confédération repose sur des Commissions Disciplinaire et d’Appel dont la rigueur est assurée par une composition d’experts. Ces organes sont exclusivement formés de juges de carrière et d’avocats chevronnés, dont l’indépendance est protégée par leur mode de désignation. En effet, ces magistrats du sport sont nommés directement par le Congrès de la CAF, la plus haute instance souveraine de l’organisation, ce qui leur confère une légitimité totale pour trancher les litiges sans pression interne.
Enfin, la procédure de notification des verdicts souligne la transparence et l’équité du processus. Le Président de la CAF n’est pas consulté en amont et ne dispose d’aucun droit de regard sur les dossiers en cours de traitement. Comme tout acteur du football ou observateur extérieur, il reçoit les décisions officielles par voie électronique une fois qu’elles sont actées. Cette neutralité garantit que les sanctions, telles que celle liée à ce forfait en finale, sont le résultat d’une analyse purement juridique des faits.


