L’onde de choc provoquée par la décision de la CAF de déchoir le Sénégal de son titre de la CAN 2025 au profit du Maroc a atteint les sommets du football européen. Ce revirement administratif sans précédent, annoncé mardi dernier, a suscité une incompréhension mondiale, remettant en question la souveraineté du terrain.
Interrogé sur ce séisme qui frappe le football africain, Pep Guardiola a livré une analyse cinglante, teintée d’un certain désabusement face à l’évolution des instances dirigeantes. Le technicien catalan n’a pas caché sa stupéfaction face à un tel dénouement, dénonçant un manque de transparence qui semble devenir la norme.
« De nos jours, les décisions se prennent en coulisses. Ça se passe partout. C’est une surprise. Je ne sais pas vraiment quoi en penser, car j’ignore la raison. Je n’ai rien lu, je n’ai rien vu, donc je ne sais pas, mais ça ressemble à ce qui se passe de nos jours. Ce qu’on voit, ça ne se passe pas, ça se passe toujours en coulisses et on ne voit pas leurs visages. C’est ce qui se passe ces derniers temps dans le football et partout ailleurs dans le monde dans d’autres domaines. » a-t-il déclaré.
Par ces mots, Guardiola souligne un malaise profond celui d’un football où les résultats acquis à la sueur des joueurs peuvent être gommés par des décisions bureaucratiques invisibles. Cette sortie médiatique de l’un des entraîneurs les plus influents au monde apporte un poids considérable au débat actuel. Elle transforme ce litige entre le Sénégal et le Maroc en un symbole de la lutte pour la clarté et l’intégrité du sport, prouvant que ce qui se joue aujourd’hui en Afrique concerne l’éthique du football global.


