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Comme pressenti, l’affaire du retrait du titre de la CAN 2025 au Sénégal est loin d’être terminée. Ce jeudi à Paris, le collectif d’avocats de la Fédération sénégalaise a livré sa version des faits lors d’une conférence de presse particulièrement offensive.
Présent devant les médias, le président de la FSF Abdoulaye Fall n’a pas mâché ses mots.
« L’heure est grave. Face à ce qui s’apparente à un braquage administratif le plus grossier de l’histoire, la Fédération sénégalaise de football ne compte pas se laisser faire », a-t-il lancé.
Au-delà du titre, l’enjeu dépasse selon lui le simple cadre sportif : « Il s’agit de défendre nos joueurs spoliés de leur victoire sur le terrain, l’intérêt du football africain. » C’est dans ce cadre que le Sénégal a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui a officialisé l’information mercredi.
Une plainte pour corruption en préparation
L’un des points les plus marquants de cette conférence concerne la suite judiciaire du dossier. L’avocat Seydou Diagne a confirmé le dépôt imminent d’une plainte.
« Une plainte pour corruption va être déposée contre cinq personnes », a-t-il affirmé, précisant toutefois que le Sénégal « n’accuse pas le Royaume du Maroc ».
Mais le ton reste ferme : « Nous avons des éléments légitimes pour demander l’ouverture d’une enquête pénale internationale aux États-Unis. »
Me Seydou Diagne 🇸🇳👌🏾
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément ! #Sénégalrek pic.twitter.com/LBZmPMatOC
— Teranga Boy 🇸🇳🦁 (@Terangaboy221) March 26, 2026
Le Sénégal informé de la fin de l’audience par… le Maroc !
Les avocats sénégalais ont également décrit en détail le déroulé de leur passage devant la CAF, pointant une procédure pour le moins inhabituelle.
Selon Me Diagne, l’audience se serait déroulée dans des conditions très contestables : « On nous convoque à 7h du matin sur l’application Zoom. 6 à 7 minutes de plaidoirie préliminaire… puis la présidente pose deux questions. »
La suite est encore plus surprenante : « On nous dit qu’on va nous mettre en salle d’attente. L’audience n’a jamais repris. Ce sont les Marocains, rentrés chez eux, qui nous ont indiqué que l’audience était terminée. »
Avant d’ajouter : « C’était abracadabrantesque. (…) C’est un attentat au football et à la discipline sportive »
Une affaire loin d’être terminée
Entre accusations de corruption, critiques sur la procédure et volonté d’aller devant les juridictions internationales, le bras de fer est désormais total.
Comme pressenti, ce dossier est encore très loin de connaître son épilogue. Et il devrait bien continuer à secouer durablement le football africain…

