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Parvenu à arracher l’égalisation à la 88e minute par Neil El Aynaoui après avoir souffert en première période, le Maroc a assuré l’essentiel contre l’Equateur ce vendredi en match amical à Madrid (1-1). Voici les enseignements à retenir de la première du nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi.
Les flops de Maroc-Equateur
Mohamed Hrimat s’est fait dévorer
Vainqueur du CHAN et de la Coupe Arabe avec la sélection A’, le milieu de terrain de l’AS FAR Rabat a dû attendre ses 31 ans pour fêter enfin sa première cape en A. Et malheureusement pour Mohamed Hrimat, celle-ci ne s’est vraiment pas bien passée. Plus qu’un autre, le Marocain a incarné le déficit d’agressivité et d’intensité de son équipe en première période. Bousculé dans tous les duels, il a enchaîné les pertes de balle. Un peu moins en difficulté ensuite, il pensait égaliser en reprenant victorieusement le penalty d’El Aynaoui repoussé par le gardien adverse, mais l’arbitre a annulé son but car il avait déjà posé le pied dans la surface au moment du tir. Ouahbi voulait lui donner sa chance mais ce match synthétise tout ce qui l’éloigne du plus haut niveau.
Chadi Riad a failli tout gâcher
Après de longs mois de blessure, Chadi Riad était très attendu et beaucoup de supporters le voyaient déjà comme le complément parfait de Nayef Aguerd en défense centrale pour la Coupe du monde 2026. Après le match de Madrid, le bilan est nettement plus nuancé : oui, le jeune talent de Crystal Palace a été précieux et sa présence, notamment dans le domaine aérien, a permis de repousser plusieurs ballons chauds en fin de match. Mais Riad était censé incarner la touche technique de la charnière centrale et il a accumulé trop de relances ratées face à la pression adverse. Surtout, sa perte de balle assez grossière débouche sur l’ouverture du score équatorienne. Difficile dans ces conditions d’en faire un titulaire en puissance.
GOAAAAAAAL!
Maroc 🇲🇦 0-1 🇪🇨 Équateur
Chadi Riad…. pic.twitter.com/v1Rlpxlvpe
— FRMF Xtra (@FRMFXtra) March 27, 2026
Ismaël Saibari en faux neuf, le pari perdu de Ouahbi
Alors qu’il disposait notamment d’Ayoub El Kaabi et de Soufiane Rahimi, Ouahbi avait décidé d’innover en alignant Ismaël Saibari en faux numéro neuf. Un choix qui n’a pas franchement payé puisque le joueur du PSV Eindhoven a globalement eu du mal à se positionner et à être servi dans cette position. Il a eu besoin de décrocher pour exister et son impact dans la surface a été quasiment inexistant. Dès son entrée, Rahimi a apporté beaucoup plus de présence.
Les tops de Maroc-Equateur
Un Maroc à réaction
Entre manque d’intensité et d’agressivité et déchet technique, le Maroc a vécu une première période assez chaotique. En revanche, une fois menés au score, les Lions de l’Atlas ont fait preuve de belles ressources mentales et ont réagi en se projetant vers le but adverse, comme en atteste le penalty obtenu puis le but égalisateur. Même si elles ont été trop rares, on a alors vu plus de combinaisons Hakimi-Brahim Diaz et Mazraoui-Ez Abde ou Rahimi. Ouahbi a lui-même reconnu qu’il a encore besoin de temps pour trouver l’équilibre entre profils de créateurs et joueurs de profondeur.
الندوة الصحفية للناخب الوطني محمد وهبي بعد مباراة المنتخب الوطني المغربي و نظيره الإكوادوري.#FIFA #FRMF #MarocEcuador pic.twitter.com/paV9ZRVfPp
— Arryadia TV (@arryadiatv) March 27, 2026
Issa Diop prometteur
Attendu au tournant par plus d’un supporter après avoir longtemps fermé la porte au Maroc, le défenseur central de Fulham a eu le mérite de ne pas tricher. Volontaire, il a été l’un des rares Marocains en mesure de répondre au défi physique proposé par les Equatoriens en première période. L’ancien Toulousain a parfois perdu des ballons, mais il a globalement réussi rattraper le coup à chaque fois dans la foulée.
Des cadres au niveau
Si Ez Abde, très brouillon, et Azzedine Ounahi, trop soliste, n’ont pas forcément marqué des points, globalement, les cadres ont répondu présent. Dans une bonne phase au Real Madrid, Brahim Diaz a tenté d’évacuer l’épisode de sa Panenka ratée, il a multiplié les efforts défensifs et a tenté de sonner la révolte dans la surface adverse avant la mi-temps. El Aynaoui a été l’un des rares Marocains à parvenir à gratter des ballons. Il obtient ensuite le penalty (qu’il rate certes) et le but égalisateur, confirmant son statut de taulier de cette équipe décroché pendant la CAN. Enfin, Achraf Hakimi, un peu comme pendant la CAN, est monté en puissance au fil du match, imposant progressivement sa présence dans les trente derniers mètres et finissant par être récompensé d’une passe décisive sur corner.

