Le climat est électrique entre le LOSC Lille et la Fédération Congolaise de Football (FECOFA). Au cœur du litige, l’absence prolongée de Chancel Mbemba, retenu unilatéralement par sa sélection pour célébrer la qualification historique de la RD Congo pour la Coupe du monde. Alors que son coéquipier Ngal’ayel Mukau a regagné le Nord de la France sans encombre, le capitaine des Léopards manque à l’appel, et ce, malgré les tentatives de médiation du club lillois qui souhaitait sa présence pour le derby crucial face au RC Lens.
La direction des Dogues, par la voix de son président Olivier Létang, n’a pas caché son exaspération face à ce qu’elle considère comme un non-respect flagrant des conventions internationales. Le LOSC avait pourtant proposé un compromis logistique pour permettre au défenseur de rejoindre Kinshasa immédiatement après le match de championnat, une main tendue restée sans réponse de la part des autorités congolaises. Cette situation est d’autant plus frustrante pour Lille que, du côté de l’adversaire lensois, Arthur Masuaku a bénéficié d’un accord en bonne et due forme pour participer aux festivités.
Face à ce blocage, le club nordiste a décidé de porter l’affaire devant les instances juridiques de la FIFA. Olivier Létang rappelle avec fermeté que les règlements imposent un retour des joueurs 48 heures après la fin des matchs internationaux, soulignant que les clubs, en tant qu’employeurs, ne peuvent tolérer une telle « jurisprudence dangereuse ». Le dossier est désormais entre les mains de la commission de discipline de la FIFA, marquant un tournant procédural dans ce bras de fer entre le football de club et les impératifs nationaux.


