L’Érythrée continue d’écrire son retour fracassant sur la scène africaine, mais cette renaissance sportive est aujourd’hui assombrie par des événements extra-sportifs majeurs. Déjà victorieuse à l’aller (2-0), la sélection érythréenne a confirmé sa supériorité en dominant l’Eswatini (2-1), récemment, lors du match retour du tour préliminaire des qualifications de la TotalEnergies CAF CAN PAMOJA 2027.
En validant ainsi son billet pour le tour suivant avec un succès cumulé de 4-1 sur le sol sud-africain, l’équipe a prouvé qu’elle redevenait une force compétitive sur le continent. Selon le journaliste Micky Jnr, sept des dix joueurs basés localement ont refusé de regagner le pays. Alors que seuls Ablelom Teklezgi, Nahom Tadese et Romel Abdu ont pris le vol retour, les sept autres membres de l’effectif se sont évaporés dans la nature, transformant ce succès sportif sans précédent en un véritable drame diplomatique qui met une nouvelle fois en lumière la détresse des athlètes érythréens face au régime de leur pays.
Cette situation place la Confédération Africaine de Football (CAF) et les autorités locales dans une position délicate. Si, sur le terrain, l’Érythrée célèbre une qualification méritée pour le prochain tour, l’incertitude plane désormais sur la composition future de l’équipe et sur sa capacité à poursuivre l’aventure. Ce contraste saisissant entre la réussite athlétique et la détresse humaine souligne une fois de plus que, pour les « Red Sea Camels », le match le plus difficile se joue souvent en dehors des limites du rectangle vert.
📧
Newsletter Africa Top Sports
Résumé hebdo · Chaque vendredi
Résultats, analyses, pronostics et actus du foot africain directement dans votre boîte mail.
✅ Inscription confirmée ! À vendredi 🎉


