Elle a abordé le thème : ‘’Participation et leadership de la femme en athlétisme’’ cas de la RDC. Dans son mot introductif, Mme Marie a fait comprendre que l’activité du jour entre dans le cadre de la clôture du mois de la femme. Et si l’on était là, c’est l’athlétisme qui a fait qu’on se retrouve.
Chaque année, la World Atletic et la Confédération Africaine d’Athlétisme ‘’CAA’’, les organisations féminines nationales et internationales organisent des séminaires, des forums, des plaidoyers, des déclarations pour le Droit de la femme. La Confédération Africaine d’Athlétisme ‘’CAA a envoyé 5 thèmes à ses fédérations membres pour le mois de mars. À cette occasion, la Commission des cadres féminins d’athlétisme dont elle fait partie a choisi comme thème : ‘’Participation et leadership de la femme en athlétisme’’ cas de la RDC.
À cet effet, pour développer ce thème, Mme Marie Ekula l’a reparti en 6 points :
1.Aperçu sur l’athlétisme
2.Participation des femmes
3.Leadership des femmes
4. Qu’est-ce qui bloque la participation et le leadership des femmes ?
5. Recommandations
6. Conclusion.
Abordant le 1er point Aperçu sur l’athlétisme, elle note parmi l’assistance, beaucoup ont pratiqué l’athlétisme et y demeurent en diverses autres qualités (entraineur etc). Elle profita pour parler de l’origine de l’athlétisme.L’athlétisme vient du mot Grecque ‘’Athlos’’ qui signifie combat qui a 3 aspects :
1-Combat contre le temps et la mesureIci, pour les courses il y a le chronomètre qu’on utilise pour avoir le temps réalisé par l’athlète. Contre la mesure, allusion à la famille saut et Lancer. L’appareil qu’on utilise c’est le ruban métrique.
2-Combat contre son adversaire qu’il faut distancer. Chaque athlète doit donner le meilleur de lui-même. Tout faire pour gagner l’autre.
3-Combat contre soi-même, faire mieux que ce que tu avais fait avant. Tout faire pour améliorer sa performance.
L’athlétisme est un sport multidisciplinaires. Il y a des sous-disciplines regroupées en 3 familles :
1 courses sur piste ou route,
2. Saut en Longueur, en Hauteur, triple saut et
3. Lancer de javelot, poids et marteau.
L’athlétisme est un sport de base pour toutes les disciplines sportives. Avant l’entrainement, il y a l’échauffement. En basket par exemple, on demande des shoots ou saut. En handball, on utilise les bras pour lancer la balle. L’athlétisme est un sport de tous les âges. Peut se pratiquer partout.
L’athlétisme est un sport individuelL’athlétisme est sport olympique N°1
L’athlétisme est sport naturel car on la pratique depuis l’Antiquité. Les gens couraient pour attraper les gibiers. Quand l’ennemi envahissait un coin, les gens fuyaient. Pour tuer les gibiers, les gens fabriquaient des flèches. C’est la raison pour laquelle tous ces mouvements que faisaient les gens sont devenus des épreuves.
Retenons que l’athlétisme était pratiqué en Grèce en honneur de leurs dieux.À l’avènement de l’éducation, l’éducation physique fut introduite et la pratique était obligatoire pour tous les âges.
Abordant le 2è point relatif à la participation des femmes,
Mme Marie Ekula révèle que c’est l’action de prendre part à une activité. Elle a considéré deux périodes distinctes : avant l’indépendance de la RDC et après l’indépendance. Avant l’indépendance note-t-elle, ce sont les colonisateurs qui ont introduit les sports. Pour ce qui est de l’athlétisme, c’étaient les militaires qui la pratiquaient. Les femmes ne pratiquaient pas le sport car les parents préférer des mariages précoces pour elles.
C’est vers les années 50 que les filles ont commencé à pratiquer le sport à partir de l’école.Après l’indépendance, il y a eu création des écoles pour les filles. Introduction du cours d’éducation physique. Avec l’émancipation de la femme, partout on avait la présence de femme. L’éducation physique était déjà développée chez les filles et on les retrouver dans toutes les disciplines. Dans les années 80, les moyens étaient réduits. Après la ratification de la Charte des Nations Unies sur le droit de la femme, l’éducation physique était physique était déjà développé chez la fille à partir des tournois interscolaires dans des écoles.
Cela avait favorisé l’éclosion d’une grande richesse dans toutes les disciplines sportives (athlétisme, basket-ball, volley-ball, gymnastique et autres). Cependant, fait remarquer Mme Marie Ekula, la grande réforme de l’éducation introduite au mois de février 2014 sur l’enseignement, l’accent était mis sur les sciences théoriques, l’éducation physique demandant beaucoup plus des moyens n’était plus pris en considération. Il n’y a plus de championnat interscolaire d’où difficulté pour détecter des talents.
À propos de la participation des femmes d’athlétisme aux Jeux Olympiques, Mme Marie Ekula note que la RDC est affiliée au CIO en 1964. Et depuis lors jusqu’en 2024, la RDC a participé à 16 olympiades. Cependant, regrette-t-elle, pour la RDC en athlétisme, il n’y a à peine que 4 femmes qui ont participé notamment Kungu aux J.O de Barcelone, Nzilapa, une autre aux J.O d’Atlanta aux USA.Un autre exemple pris par Mme Marie Ekula, à la 24è édition des championnats nationaux en 2025, il y a eu 67 athlètes hommes contre 32 femmes.
Dans les clubs, elle note dans le club Nouvelle Generation 18 hommes contre 8 femmes, Elior 15 hommes contre 9 femmes, Paradiso il n’y a que 3 femmes, COR 8 hommes contre 3 femmes.
Bref, elle note qu’il y a un déséquilibre patent entre les hommes et les femmes. Abordant le 3è point relatif au leadership des femmesMme Marie Ekula a commencé par la notion de leadership, c’est la capacité de l’individu à influencer, motiver et à entrainer le groupe vers l’accomplissement d’un objectif commun et une vision partagée et qui repose sur la compétence qui est la capacité de faire quelque chose correctement.
Mme Marie Ekula s’est posée la question si l’on a des femmes leaders dans le mouvement sportif congolais. Ici, elle a donné l’exemple de Mme Booto Isabelle, la présidente de leur structure. L’idée de l’organisation de la conférence a germé de sa tête et cela a été partagé avec les autres qui l’ont adoptée. Et au finish, l’objectif est réalisé. Donc, Mme Booto Isabelle est leader.
En athlétisme en RDC, les femmes n’occupent pas de postes de responsabilité. Néanmoins, on a eu une femme à la tête de la Direction Technique Nationale, une femme fut Trésorière Générale de la Feaco dans les années 80 et 90. Une femme SGA de la Feaco dans les années 2010 et on a aujourd’hui une femme présidente de la commission de femmes. Le reste des postes sont occupés par les hommes.
Abordant le point relatif à la question qu’est-ce qui bloque la participation et le leadership des femmes ?
Mme Marie Ekula a énuméré quelques causes que voici :-L’ignorance de la discipline (athlétisme) par manque de sensibilisation dans nos communautés et en milieu scolaire qui est pépinière de toutes les disciplines sportives-Manque de vision politique de développement à Court, Moyen et Long Terme-Faible participation des femmes par manque de motivation et de suivi-Non-respect de quota de 30 % des femmes compétentes dans le fonctionnement de la Feaco-Manque de communication dans certaines organisations-Faible réalisation des programmes mises en œuvre (événements pour la participation à tous les niveaux d’âge)-Désintéressement de beaucoup des gens dans le secteur de sport individuel.
Recommandations
Abordant ce point, Mme Marie Ekula fait ces quelques recommandations que voici : -Sensibilisation de la communauté et en milieu scolaire-Mise en place des projets à Court, Moyen et Long Terme et atteindre des objectifs
-Organisation davantage des événements qui permettent aux athlètes de vivre l’athlétisme de toutes catégories d’âge
-Respect du quota de 30 %-Mettre en œuvre le programme de développement de l’athlétisme féminin
-Implantation de l’athlétisme sur toute l’étendue du pays.
Conclusion
Remerciement au comité exécutif de la Feaco pour le combat qu’il ne cesse de mener pour la représentation du drapeau national dans la plupart de compétitions internationales et souhaite l’accroissement et la participation massive des femmes.
Antoine Bolia


