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À un peu plus d’un an de la CAN 2027, les signaux ne sont pas au vert pour le trio « Pamoja ». Retards dans les infrastructures, incertitudes organisationnelles… Cette semaine, la CAF hausse le ton et se rend en Ouganda pour tenter de remettre le projet sur les rails.
Officiellement, tout avance. Officieusement, l’inquiétude monte. Alors que la CAN 2027 se tiendra du 19 juin au 18 juillet 2027, la Confédération africaine de football (CAF) a – encore – tiré la sonnette d’alarme auprès des trois pays hôtes « Pamoja » : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.
L’instance panafricaine a fait savoir par communiqué qu’une “délégation de haut niveau de la CAF arrivera en Ouganda mardi matin pour une rencontre stratégique cruciale“. Sont annoncés “deux jours de réunions stratégiques avec les trois pays hôtes, les 22 et 23 avril à Kampala.“
Cette rencontre réunira représentants gouvernementaux, présidents des fédérations, ainsi que plusieurs responsables de la CAF, notamment dans les domaines des compétitions, de la sécurité, des infrastructures ou encore du marketing.
CAF senior delegation heads to Uganda (22–23 April) for key talks with Kenya, Tanzania & Uganda. 🇰🇪🇹🇿🇺🇬
Focus: AFCON 2027 preparations.
Infrastructure, security, finance, media, ticketing & commercial planning as the PAMOJA project moves into full gear.
Big step in shaping… pic.twitter.com/yTCJtpjRzB
— Micky Jnr (@MickyJnr__) April 20, 2026
L’objectif étant de faire un point précis sur l’état d’avancement et accélérer la coordination sur les priorités essentielles (sécurité, logistique, billetterie, diffusion, etc.).
Des retards pointés par la CAF
Cette visite s’inscrit dans un contexte de pression croissante. Selon un document transmis aux organisateurs et révélé par Sport News Africa, la CAF pointe des « retards et insuffisances » dans plusieurs domaines clés. Une situation préoccupante à seulement un an de l’échéance.
Au Kenya, déjà privé de la CAN 1996 et du CHAN 2018 pour des raisons organisationnelles et qui connaît bien ce type de situation, le chantier du stade Talanta de Nairobi accuse du retard, avec une livraison repoussée à juillet 2026… sans garantie de respect du calendrier.
L’Ouganda dans le viseur
C’est toutefois l’Ouganda qui cristallise dernièrement le plus d’inquiétudes. Les travaux du Hoima City Stadium avancent (trop) lentement, tout comme la rénovation du Mandela National Stadium.
Plus préoccupant encore : « Aucun des stades proposés par l’Ouganda ne répond pleinement aux exigences de la catégorie 4 de la CAF », a alerté l’instance.
Un constat lourd de conséquences, puisque cette catégorie correspond au niveau d’homologation le plus élevé requis pour accueillir les grandes compétitions internationales. En Tanzanie, la situation est jugée plus stable, mais la coordination globale entre les trois pays reste une source d’inquiétude, notamment en matière de transport et d’hébergement.
Si la CAF affiche publiquement sa volonté d’accompagner les pays hôtes, le temps presse. Et à ce rythme, la menace d’un scénario catastrophe – voire d’un retrait de l’organisation – n’est plus à exclure.


