L’image a fortement marqué les observateurs, Jean-Max Mayaka et Véron Mosengo-Omba, anciens challengers à l’élection de la FECOFA, se sont retrouvés au siège de l’instance pour un long échange sur la situation générale du football en RDC. Au-delà d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre est perçue par de nombreux analystes comme un possible tournant historique. Après des jours de vifs débats autour du processus électoral qui ont divisé le mouvement sportif, l’heure semble désormais au rassemblement des compétences pour faire face aux immenses défis du football national.
Les spécialistes soulignent la forte complémentarité entre les deux hommes. D’un côté, Véron Mosengo-Omba incarne le technocrate international, fin connaisseur des rouages administratifs et institutionnels du football mondial (FIFA, CAF). De l’autre, Jean-Max Mayaka s’impose comme un homme de terrain, ancré dans le mouvement local et porteur d’une vision moderne axée sur la digitalisation et les réformes structurelles (provinces, clubs, académies). Cette alliance entre l’expertise internationale et les réalités locales offre une opportunité rare pour restaurer la stabilité, l’autorité sportive et le fair-play, particulièrement après les récents actes de vandalisme qui ont choqué l’opinion publique.
Dans l’optique d’un retour historique de la RDC à la Coupe du Monde, la modernisation de la gouvernance devient une priorité absolue qui exclut les divisions permanentes. Selon des sources proches du dossier, des réflexions sont en cours pour intégrer ces expertises au sein du nouveau Comité Exécutif à travers un mécanisme de collaboration. Cette approche s’articule autour de cinq axes stratégiques majeurs :
Coordination stratégique et réforme : Modernisation institutionnelle, cohérence des programmes et suivi des projets structurants.
Centre National de Performance : Supervision du centre, relais provinciaux, détection nationale et harmonisation des académies.
Diplomatie sportive et partenariats : Relations avec la FIFA et la CAF, mobilisation des financements et promotion de l’image du football congolais.
Digitalisation et innovation : Déploiement de la plateforme SPORT RDC, licences digitales et outils numériques de gestion.
Football des jeunes et formation : Programmes de l’identité de jeu (U13 à U20), sport-études et détection de la diaspora.
Ce rapprochement inédit entre anciens rivaux pose les bases d’une nouvelle culture politique sportive en RDC, privilégiant l’intérêt supérieur du sport roi pour transformer les tensions du passé en une dynamique constructive.


