L’horloge tourne et l’inquiétude grandit du côté de Brazzaville. À tout juste trois mois du lancement des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027, dont le coup d’envoi est programmé pour le 21 septembre prochain, l’équipe nationale du Congo se retrouve dans une situation inédite. À ce jour, la Fédération n’a toujours pas officialisé l’identité du technicien qui aura la lourde tâche de guider les Diables Rouges à travers cette campagne continentale cruciale.
Ce flou artistique autour du banc de touche commence sérieusement à crisper le public et les observateurs sportifs nationaux. Ce vide technique est d’autant plus préoccupant que la concurrence ne perd pas de temps, la grande majorité des nations africaines engagées ont déjà verrouillé leur staff et entamé la phase active de leur préparation. Pendant ce temps, le football congolais navigue à vue, plongé dans une attente stérile et privé de toute visibilité stratégique.
Les conséquences de cette paralysie se font déjà ressentir sur le plan purement sportif. Sans un sélectionneur en titre, il est rigoureusement impossible d’amorcer un projet de jeu cohérent. Le suivi rigoureux des binationaux et des joueurs en forme, la planification des futurs rassemblements, l’analyse des adversaires ou encore l’établissement d’une feuille de route tactique sont autant de chantiers essentiels qui se trouvent actuellement totalement gelés.
Face à cette crise du temps, l’urgence n’est plus à démontrer pour les Diables Rouges. Les supporteurs et les amoureux du ballon rond exigent désormais des décisions fortes et immédiates de la part des autorités compétentes. Si le Congo souhaite aborder ces qualifications avec un minimum d’ambition et de sérénité, il est impératif de sortir au plus vite de cette inertie et de nommer le patron du staff technique avant qu’il ne soit définitivement trop tard.


