Quelle première période riche en émotions au NRG Stadium de Houston ! Après quarante-cinq minutes d’une intensité folle, la République Démocratique du Congo et le Portugal regagnent les vestiaires sur un score de parité logique (1-1). Si l’entame de match a fait craindre le pire aux supporters congolais, les Léopards ont fait preuve d’une force de caractère exceptionnelle pour faire douter l’un des grands favoris de la compétition et recoller au score au meilleur des moments.
Le début de match s’est pourtant résumé à une grosse domination portugaise. Dès la 5e minute, la Seleção a imposé une possession de balle étouffante face à un bloc congolais très bas et compact. Un contrôle du jeu payant puisque, dès la minute suivante (6e), Pedro Neto s’est échappé sur le côté gauche pour distiller un centre millimétré. Au cœur de la surface, le Parisien João Neves a surgi pour placer une tête décroisée imparable qui a laissé Lionel Mpasi-Nzau de marbre, glaçant le camp africain (1-0).
Loin de s’effondrer après cette entame ratée, les fauves congolais ont immédiatement sonné la révolte. À la 10e minute, Yoane Wissa a allumé la première mèche d’une frappe soudaine du pied gauche depuis l’extérieur de la surface, qui a frôlé le montant de Diogo Costa. Dans la foulée (13e), au terme d’une magnifique séquence collective, Cédric Bakambu s’est retrouvé en position de tir ; sa tentative, détournée in extremis par la défense lusitanienne, a obtenu un corner qui a prouvé que la RDC avait totalement digéré son retard.
Au fil des minutes, le plan tactique de Sébastien Desabre a pris le dessus sur l’organisation portugaise. Autour de la 34e minute, les Léopards ont décidé de monter d’un cran, initiant un pressing étouffant et totalement coordonné. Gênés dans leurs relances, à l’image d’un Diogo Costa mis sous haute pression, les Portugais ont commencé à perdre de la fluidité, subissant l’impact physique et la détermination grandissante des Congolais dans l’entrejeu.
Ce sursaut collectif a finalement été récompensé juste avant le coup de sifflet de l’arbitre. À l’issue d’une phase de possession haute, l’infatigable Arthur Masuaku a armé un centre chirurgical depuis son couloir gauche. Idéalement placé dans la surface, Yoane Wissa a coupé la trajectoire d’une tête rageuse pour propulser le ballon au fond des filets et faire exploser de joie tout le banc congolais. Avec ce score de 1-1 à la mi-temps, les Léopards prouvent qu’ils ne sont pas revenus en Coupe du Monde après 52 ans pour faire de la figuration.


