De retour à Kinshasa dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 juin 2026, les 4 vaillants cyclistes qui ont représenté la République Démocratique du Congo à la 22è édition du Tour Cycliste international du Cameroun, ont fait la restitution de leur participation à cette prestigieuse compétition lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le mercredi 18 juin à l’Hôtel Mbandaka sur Saio, Commune de Kasa-Vubu.
Organisée par la Fédération Congolaise de Cyclisme ‘’Fécocy’’, on a noté la présence sur le lieu du 1er Vice-Président M. Rachidi Kongholo, du SG Jean Claude Kongolo Muamba et du membre Olivier Mbuilu, la conférence de presse a tourné essentiellement sur la participation de la RDC à la 22è édition du Tour Cycliste international du Cameroun et sur les perspectives d’avenir du cyclisme congolais.
Condensé de la Conférence de presse
Dans son mot de circonstance, M. Rachidi Kongholo a déclaré que la Fecocy était dans la joie de présenter à la presse ces jeunes gens parés aux couleurs du pays et dans un bon décor:
‘’Ils viennent d’un grand combat, leur participation à la 22è édition du Tour cycliste international du Cameroun où un athlète de la RDC a pu se classer au 1er rang du podium d’une étape.
Par le passé, le coureur Aguti d’heureuse mémoire a pu le faire (NDLR effectivement Aguti l’avait fait au Cameroun 1976. Mais il y a aussi feu Ndombasi Tusikila’’Ya Ndondo qui fut vainqueur de la 6è étape du Tour international du Cameroun en 1978, vainqueur de la dernière étape de la Boucle de Café en Côte D’Ivoire en 1979, vainqueur du GP vainqueur de la 1ère étape de Brazza-Owando-Brazzaville en 1984).
Voilà aujourd’hui, le succès nous rappelle et le succès vient vers nous. Nous allons bénéficier du travail que je peux dire individuel de ce combatant. Ils étaient à 4 alors qu’ils pouvaient être à 6. Quant à la composition d’une équipe qui participe dans une compétition, c’est généralement 6 athlètes minimum. Avec 6 athlètes, les efforts sont partagés. Ils savent comment mener un jeu d’équipe pour se donner certaine facilité de se reposer et reagir dans le dernier kilomètre.
Mais cela n’a pas été le cas. Nous ne voulons pas ici vous relater la bonne aventure qui a fait que ces enfants puissent arriver même au Cameroun pour participer à cette compétition.
Les efforts qu’a pu accomplir un de nôtre membre de cette fédération notamment (NDLR il s’agit du 2è V/P Didier Baonga Bosongo). Et ma grande reconnaissance à M. Richard Guy Makongo qui a épaulé à partir du Cameroun en prenant pratiquement en charge dans l’aspect technique du séjour de ces enfants au Cameroun.
C’est la joie qui nous anime de voir que nous ayons arraché aujourd’hui une place dans le palmarès international de l’Union Cycliste Internationale ‘’U.C.I’’. Qu’un de nos athlètes puisse être inscrit dans ce palmarès là avec un nombre des points donnés, donc nous considérons que c’est un départ à tout.
Et nous souhaiterions que des opportunités nous soient accordées pour qu’au niveau des autorités tout comme au niveau de nos dirigeants, nous puissions fournir beaucoup d’efforts afin de permettre à ces jeunes de prester davantage ou régulièrement à des compétitions de cette catégorie là, des compétitions inscrites dans le calendrier de l’U.C.I.
Et s’inscrire davantage dans ce palmarès et pourquoi pas demain ou après demain, gagner un tour ici où partout ailleurs’’.
Après le mot du vice-président Rachidi Kongholo, le SG JC Kongolo procéda à la présentation de 4 coureurs :
1. Kwe Ntando Josias (Ligue de Kin)
2. Kitoko Nzita Charly (Ligue de Kin)
3. Kasereka Kyaviro Joël (Ligue de Nord-Kivu)
4. Mbenza Diandose Kevi (Ligue de Kin)
Kasereka Kyaviro Joël (capitaine de l’équipe) fait le récit de la participation de la RDC à la 22è Tour du Cameroun
Ensuite, parole fut accordée à Kasereka Kyaviro Joël (capitaine de l’équipe) pour la restitution de la participation de la RDC au Tour du Cameroun. D’emblée, Kasereka Kyaviro Joël a fait remarquer qu’il a eu l’honneur et le privilège de diriger l’équipe nationale de la RDC en tant que capitaine.
Au début, les premières étapes ils ont éprouvé des difficultés du côté des matériels et autres. Vu que les autres équipes étaient à Six. Au Tour du Cameroun, pour constituer une équipe, il faut venir à 6 cyclistes mais eux n’était qu’à 4.
C’était déjà la première difficulté qui les a retardés par rapport aux autres. Mais cela ne les a pas empêchés de faire quelque chose de grand.
‘’Nous étions au Cameroun et tout s’est bien passé. C‘était un peu compliqué de collaborer en équipe parfois vu que nous n’étions pas au complet avec les histoires des matériels.
On avait pas des roues et on avait pas de bons vélos qui devaient faire la difference avec les autres qui viennent avec des matériels au complet. Et du jour le jour, étape par étape on s’améliorait et on essayait de se motive du jour le jour afin d’atteindre l’objectif qui était très clair de faire au moins le podium ou remporter une étape.
Et on l’a fait à la 9è étape, ça c’est vraiment une porte qui vient à peine de s’ouvrir parce qu’avec 4 athlètes, je dois être honnête. Tout le monde au Cameroun ne s’attendait pas que la RDC puisse remporter une étape ou faire le classement qu’on a pu faire. Avec le peu d’athlètes qu’on avait dans le peloton, c’était carrément trop dur parce qu’au cyclisme, tu ne peux pas attaquer tout seul.
Vous devez avoir des stratégies avec les coéquipiers. Il y a l’autre qui doit faire fatiguer les autres, l’autre doit aller amener de l’eau pour les autres. Là bas, il s’est passé beaucoup des choses. Mais on a pu gagner une étape à 4 et on a pu écrire aussi l’histoire parce que ça ne s’est jamais passé sur un grand tour comme celui du Cameroun, le tour de 2 point 2.
C’est un tour où mêmes des équipes européennes viennent pour chercher des points. Et ces points là, c’est pour faire quoi ?C’est pour, par exemple aller participer au championnat du monde ou gagner des points pour être appelé par exemple aux Jeux Olympiques. Nous aussi, cette année on a marqué des points.
Ça, c’est déjà quelque chose de plus grand. Et moi personnellement, ce que je demanderai au gouvernement, c’est de venir soutenir notre discipline. La Fecocy a fait de son mieux parce que notre voyage n’a pas été facile. Mais la fédération s’est battue pour que nous nous retrouvions là bas au Cameroun, mais aussi des personnes de bonne volonté comme le président de Goma Cycling Club, M. Charles Guy Makongo, mais aussi les autres membres de la Fédération qui ont fait leur effort afin que l’équipe puisse être là physiquement et moralement malgré le manque de préparation.
Normalement on devait préparer cette compétition au moins 6 mois avant comme les autres l’ont fait. Mais nous on a fait à peine qu’un mois et demi. Net, c’était deux mois au moins. Et ça, ce n’est pas assez.
Moi je crois qu’avec les résultats qu’on a fait, si une fois le gouvernement vient nous aider, on peut aller plus loin. Parce que l’objectif est de se qualifier pour les Jeux Olympiques. C’est ça mon objectif personnel. J’ai marqué quelques points sur le tour. L’étape que j’ai gagné j’ai marqué des points. Là ça va me faciliter la tâche d’aller aussi faire le championnat du monde.
Mais ce n’est pas encore assez. Donc, on doit aller sur d’autres compétitions qui sont en cours. Je lance cet appel au gouvernement afin de voir s’il peut venir soutenir notre discipline’’.
Antoine Bolia


