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À peine arrivé à la tête de la Tunisie, Hervé Renard découvre déjà l’ampleur du chantier qui l’attend. Nommé en urgence après le limogeage de Sabri Lamouchi au lendemain de la lourde défaite contre la Suède (5-1) à la Coupe du monde 2026, le technicien français aurait été particulièrement surpris par le fonctionnement interne de la Fédération tunisienne.
Selon les informations du journaliste tunisien Matteo Trabelsi, Hervé Renard serait choqué par certaines méthodes observées depuis son arrivée auprès des Aigles de Carthage… ce qui le dissuaderait d’envisager une collaboration à plus long terme après la Coupe du monde 2026.
La présidence tunisienne obligée d’intervenir
Toujours selon la même source, la Présidence de la République aurait tenté de convaincre le Français de s’inscrire dans la durée en lui proposant des garanties exceptionnelles.
Parmi elles, une carte blanche sportive ainsi qu’un contrôle élargi sur l’ensemble des sélections nationales, des catégories de jeunes jusqu’à l’équipe A.
Pour l’instant, ces propositions ne semblent toutefois pas suffisantes pour convaincre définitivement l’ancien sélectionneur du Maroc, de la Zambie ou encore de l’Arabie saoudite.
L’objectif du technicien de 57 ans demeure avant tout de tenter de sauver ce qui peut encore l’être dans cette Coupe du monde 2026.
🚨 Hervé Renard est choqué par le climat qui règne au sein de la FTF. 🇹🇳😨
Malgré les tentatives de la Présidence de la République pour le convaincre de rester, notamment en lui offrant carte blanche ainsi qu’un contrôle total des sélections, des jeunes jusqu’à l’équipe A, cela… pic.twitter.com/UnKpyJBtsw
— Noussour 🇹🇳 (@NoussourTN) June 19, 2026
Une Fédération en pleine zone de turbulences
Le contexte institutionnel est particulièrement tendu autour de la sélection tunisienne.
La FTF traverserait actuellement une crise interne majeure. Son président, Moez Nasri, serait absent de la scène publique depuis plusieurs jours, tandis que le vice-président Hussein Jenayah resterait lui aussi très discret.
Dans ce climat d’incertitude, c’est notamment l’ancien international Zied Jaziri qui tente de calmer les tensions à travers différentes interventions médiatiques. Lui-même serait volontairement ignoré par Renard, qui considérerait son influence comme néfaste au sein de la sélection.
Une situation qui expliquerait en partie l’implication directe de la Présidence tunisienne dans la gestion du dossier.
Hervé Renard en pompier plus qu’en bâtisseur ?
Arrivé dans l’urgence après le fiasco du début de tournoi, Hervé Renard apparaît aujourd’hui davantage comme un pompier chargé d’éteindre un incendie que comme l’homme d’un projet à long terme.
Le défi est immense. Entre une équipe fragilisée mentalement, des tensions internes et une défense qui a encaissé dix buts lors de ses deux dernières sorties, le Français n’a eu que quelques jours pour tenter de remettre le groupe sur pied.
La première réponse viendra dans la nuit de dimanche à lundi face au Japon. Un rendez-vous déjà décisif pour des Aigles de Carthage au bord du précipice.
Reste désormais à savoir si Hervé Renard parviendra à sauver la campagne mondiale tunisienne… et s’il aura envie de poursuivre l’aventure.


