Sur Instagram, le joueur anglais a dévoilé ce qui avait
inspiré derrière sa célébration de but.
Lors du match contre Girona, Bellingham s’est emparé du fanion
du corner, l’utilisant comme un micro improvisé, et a levé l’index
au ciel. Le milieu de terrain venait de s’illustrer en reprenant un
ballon dans la surface et en décochant une frappe puissante et
précise dans les filets de Gazzaniga.
Ce but, à l’image de son style de jeu explosif, s’est accompagné
d’une célébration inattendue. Bien qu’il possède déjà ses propres
rituels, Bellingham a choisi cette fois de s’inspirer d’une légende
du rock : Elvis Presley. Sur la pelouse de Montilivi, il a mimé
l’attitude iconique d’Elvis, prenant le fanion pour un micro et
levant le doigt, un geste empreint de rébellion.
L’hommage ne s’est pas arrêté là. Sur ses réseaux sociaux,
Bellingham a partagé une photo de lui lors du match, suivie d’une
image d’Elvis réalisant le même geste, et d’une illustration où il
prend la place du chanteur sur scène. Cette passion pour Elvis
n’est pas nouvelle chez l’Anglais. Lors de l’Euro, il avait déjà
confié, dans une interview pour la FA, que sa chanson préférée
était Love Me. Pour accompagner cet hommage, il a cette
fois choisi une autre pépite d’Elvis : Can’t Help Falling In
Love.
Un symbole de défiance
Le geste de Bellingham fait écho à un épisode célèbre de la vie
d’Elvis. En août 1956, le chanteur se produisait au Florida Theatre
de Jacksonville, sous l’œil strict du juge Marion Gooding. Celui-ci
avait ordonné à Elvis d’abandonner ses mouvements jugés provocants,
en particulier ses célèbres déhanchements.
Lors d’un concert, pour défier ces interdictions, Elvis avait
levé le petit doigt, un clin d’œil audacieux à l’autorité. Selon
Marilyn Gooding Desimone, fille du magistrat, ce n’était pas la
seule provocation d’Elvis ce soir-là. Lors de sa dernière chanson,
il avait dédicacé Hound Dog au juge, déclenchant les rires
du public…


