L’entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti, s’est
exprimé sur « Rai Radio 1 » sur divers sujets pour clôturer
l’année.
Champions League
L’objectif principal est maintenant de se qualifier avant de
penser à une finale. Le chemin en Ligue des champions n’est pas
facile, nous avons encore deux matchs à disputer. Au niveau
européen, la seule équipe qui se distingue est Liverpool, qui a
tout gagné en Champions et qui joue très bien. C’est en mars ou en
avril qu’il faudra être prêt à aller chercher la victoire.
Le VAR
Le VAR a apporté quelque chose de positif d’un certain point de
vue, mais quand la décision est subjective, c’est différent de ce
que peut être un hors-jeu.
Le limogeage de Fonseca à Milan
Cela fait partie du travail d’un entraîneur d’être limogé. J’ai
été viré de nombreuses fois, car lorsqu’il y a des problèmes dans
une équipe, la responsabilité incombe à un seul homme,
l’entraîneur. Il est inévitable que lorsque les choses ne vont pas
bien, la responsabilité retombe sur l’entraîneur, même si ce n’est
pas juste. Fonseca sait aussi bien que moi que cela peut être le
cas.
La relation avec l’équipe
La relation avec les joueurs est essentielle, tout comme la
relation avec le club. Le groupe, l’équipe, est l’élément vital de
l’entraîneur, qui doit être cordial, mais aussi professionnel dans
son rôle. Une bonne relation ne s’obtient pas seulement en faisant
jouer les joueurs sur le terrain, car on ne fait jouer que 11
joueurs par match, et les autres restent sur le banc. Le sérieux
doit venir de l’entraîneur et du joueur.
Finir sa carrière à la Roma pour boucler la
boucle
Je suis très bien ici. Rainieri [qui a dit qu’il le voulait
l’année prochaine comme entraîneur des Giallorossi] est un ami et
il se débrouille très bien à la Roma. Je suis très proche de la
Roma. C’est toujours dans ma mémoire. Mais je suis très à l’aise
ici. À Madrid, quand on gagne un titre, on pense au suivant.
Maintenant, nous pensons à la Supercoupe (d’Espagne). Au Real
Madrid, le cycle ne s’arrête jamais. Ça me motive sans aucun
doute.
Le changement dans le football
Le football change et changera encore beaucoup. La technologie,
l’arbitrage s’est amélioré, le respect entre les arbitres et les
joueurs s’est accru. Le football évolue pour le mieux. Ce qui est
frappant aujourd’hui, c’est le nombre de matchs. Le calendrier est
exagéré et très exigeant pour les joueurs. Il faut que cela change
l’année prochaine car il est impossible d’avancer comme ça. Ça met
en danger la santé des joueurs.
Qualification en Ligue des champions
Avec ce nouveau format, il est clair qu’il y a beaucoup de
surprises et d’incertitudes. Mais en fin de compte, je pense qu’il
y a du temps pour se rattraper.
Devenir sélectionneur de l’Italie
Moi j’aime entraîner tous les jours. La sélection n’est pas
quelque chose à laquelle je pense. Je suis bien au Real Madrid. Qui
sait si le Real Madrid sera le dernier club que j’entraîne… J’ai
un contrat de deux ans, mais il peut être rompu comme il peut être
prolongé.
La nationalité de l’équipe
Il est vrai que l’effectif du Real Madrid est plein d’étrangers
et que beaucoup de jeunes joueurs sont arrivés ces dernières
années. Les derniers en date, Guler et Endrick, s’intègrent peu à
peu à l’équipe. Mais le groupe espagnol est toujours très important
car il détermine l’ambiance dans le vestiaire. Le succès du Real
Madrid au cours de l’année écoulée est liée au fait que le groupe
espagnol a été très sérieux, professionnel et très puissant.
Nico Paz
Nous le suivons beaucoup. Je pense que cette année de formation
en dehors du Real Madrid sera très bénéfique pour lui. Nous pensons
que c’est un joueur qui peut faire partie de l’avenir du Real
Madrid.
10 remplacements à l’avenir ?
Non, c’est exagéré [rires]. Il suffit de jouer moins de matchs.
La Liga, l’UEFA et la FIFA doivent trouver un accord. Le
trouveront-ils ? Je n’en sais rien. La clé est là. Nous commençons
l’entraînement aujourd’hui, le 30, et le 29 janvier, un mois plus
tard, nous aurons joué neuf matchs. Cela me semble exagéré. C’est
un fait.

