
Boudé par Gérard Houllier alors
qu’il était à son sommet, Éric Di Meco a par la suite été un joueur
cadre sous Aimé Jacquet malgré une carrière sur le
déclin.
Cinq fois champions de France, avec Marseille puis
Monaco et vainqueur de la Ligue des champions en 1993 avec l’OM,
Éric Di Meco n’a pas connu la même réussite avec l’équipe de
France. Appelé pour la première fois par Michel Platini en 1989, le
Varois devra en effet attendre 1994 et la nomination d’Aimé Jacquet
pour parvenir à s’imposer chez les Bleus.
Absent de la liste pour l’Euro en
Suède en 1992, le latéral gauche n’eut pas plus voix au chapitre
sous Gérard Houllier malgré la dimension prise sous le maillot
phocéen. A l’en croire, il traversait en effet la meilleure période
de sa carrière. « Tu
as un toujours un point culminant de ta carrière où durant deux,
trois ans, tu sens que c’est là où tu es le plus fort. A ce moment,
le sélectionneur, c’était Gérard Houllier et il ne m’a jamais
appelé alors que c’était la période où je le méritais le plus
», a-t-il raconté.
»Je savais que j’allais être appelé »
L’arrivée d’Aimé Jacquet sur le banc
de l’équipe de France dans la foulée de la non qualification pour
la Coupe du Monde 1994 allait néanmoins changer la donne. Et ce
malgré son départ pour Monaco et des performances sans doute moins
tranchantes. « Et derrière, quand Aimé Jacquet arrive, il
m’appelle tout le temps, il me fait jouer et me met même capitaine
à un moment où je commençais à être en fin de course », a-t-il
soufflé.
« Quand j’arrive à l’Euro 96, je
commence à être bouilli », a-t-il renchéri, ajoutant: « Et
je savais que j’allais être appelé. Ça pouvait être frustrant pour
celui qui pouvait penser être à ma place. » A l’issue de
l’Euro en Angleterre, Éric Di Meco décida d’ailleurs de prendre sa
retraite internationale, laissant le champ libre à Bixente
Lizarazu.


