Seattle accueillera un match particulier lors de la Coupe du Monde 2026, mais la décision suscite déjà une vive polémique.
Bien avant le tirage au sort, la ville avait annoncé qu’un match de poule serait désigné « Match de la Fierté », afin de célébrer l’inclusion et le soutien à la communauté LGBTQ+. Or, il s’avère que ce match opposera deux pays où les droits des personnes LGBTQ+ ne sont pas reconnus : l’Égypte et l’Iran.
Cette annonce a immédiatement suscité des réactions aux États-Unis. Les médias locaux de Seattle ont rapporté que les organisateurs espéraient un message positif et fort, mais que le tirage au sort donnait à la rencontre une dimension beaucoup plus délicate.
Il est regrettable que ce match, surnommé « Pride Match », ait été conçu pour véhiculer un message positif, alors qu’il oppose deux pays où les droits des personnes LGBTQ+ sont menacés, disent-ils. L’organisation semble pourtant s’en tenir à son plan initial.
Il s’agissait de transmettre un message qui dépasse le cadre des deux pays participants. Le programme Pride de Seattle est préparé depuis des mois et ne sera pas modifié.
Lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, le débat autour des droits LGBTQ+ a également joué un rôle majeur. Des journalistes de la BBC et de CNN, par exemple, ont rapporté que les drapeaux et maillots arc-en-ciel étaient interdits dans les stades.
De plus, le brassard de capitaine OneLove, qui avait fait couler beaucoup d’encre, a été interdit à la dernière minute. Les organisations de défense des droits humains ont affirmé que les sympathisants LGBTQ risquaient d’être intimidés ou détenus et que le Qatar n’avait pas tenu sa promesse d’inclusion totale.
Le groupe G comprend l’Iran et l’Égypte, ainsi que la Belgique et la Nouvelle-Zélande.


