![]()
Lamine Ndiaye monte au créneau. L’entraîneur sénégalais de l’USM Alger s’est exprimé sur la décision de la CAF d’attribuer la victoire de la CAN 2025 au Maroc au détriment de son pays.
Interrogé en conférence de presse de veille du quart de finale que les usmistes disputeront avec le Maniema Union, l’ancien coach du TP Mazembe n’a pas mâché ses mots.
« Tout le monde le sait. Depuis qu’Issa Hayatou n’est plus là, la CAF, c’est n’importe quoi », a lancé Lamine Nidaye, visiblement très remonté.
Une sortie très virulente
Le technicien sénégalais a enchaîné, dénonçant une décision qu’il juge incompréhensible : « Ridicule tout simplement, honnêtement il n’y a pas de mots. C’est désolant. Nous Africains, on ne mérite pas ça. Les gens devraient nous respecter davantage. »
Dans son intervention, Ndiaye élargit même le débat à la gouvernance globale de l’instance, estimant que les dérives auraient commencé après le départ de Issa Hayatou en 2017 : « Depuis qu’Ahmad a remplacé Hayatou, c’est là que les problèmes ont commencé. »
Il pointe également des changements organisationnels qu’il juge révélateurs : « Aujourd’hui, les réunions ne se tiennent plus au Caire, qui est le siège… ça veut tout dire. »
🎥 Lamine Ndiaye, entraîneur de l’USM Alger :
« Tout le monde le sait. Depuis qu’Issa Hayatou n’est plus là, la CAF, c’est n’importe quoi ! » 🇸🇳🇨🇲 pic.twitter.com/pU5bK0V9ZE
— AllezLesLions (@AllezLesLions) March 22, 2026
Comme beaucoup d’observateurs, Lamine Ndiaye espère désormais un retournement de situation devant le Tribunal Arbitral du Sport.
« C’est une décision stupide, j’espère que le TAS va rétablir la situation », a-t-il conclu.
Une nostalgie à relativiser ?
Si cette sortie traduit le malaise actuel autour de la CAF, elle s’inscrit aussi dans une forme de nostalgie qu’il convient de nuancer.
Le long mandat d’Issa Hayatou (1988-2017) a certes permis au football africain de franchir plusieurs caps structurants. Mais le dirigeant camerounais n’a pas été exempt de critiques, notamment en matière de gouvernance et de soupçons de corruption.
Son successeur, Ahmad Ahmad, a lui-même vu son mandat se terminer par une suspension prononcée par le TAS.
Aujourd’hui, sous la présidence de Patrice Motsepe, cette affaire autour de la CAN 2025 constitue sans doute la première crise majeure de gouvernance.
Et elle laisse surtout apparaître une chose : la défiance envers l’instance a rarement été aussi forte.


