Accusé d’enrichissement personnel et de mauvaise gestion durant ses 18 années à la tête de la FECOFA, Constant Omari a choisi de répondre aux critiques en clarifiant son bilan. Il rappelle qu’avant d’arriver à la fédération, il occupait déjà un poste stable et bien rémunéré à l’ONATRA. Il affirme n’avoir jamais touché de salaire en tant que président de la FECOFA, seulement des jetons de présence.
« Le jour où je suis arrivé à la FECOFA, j’étais en voiture, pas à pied. J’étais déjà sous-directeur, voire directeur à l’ONATRA. Je n’ai jamais reçu de salaire à la FECOFA. Il n’y avait que des jetons de présence. Les administratifs, eux, étaient payés », précise-a-t-il dans Parcours sur Top Congo.
Il assure aussi que ses revenus venaient surtout de ses fonctions dans les instances internationales. « L’argent dont on parle, c’était combien ? Comme membre du comité exécutif de la FIFA, je gagnais 250 000 par an. La FECOFA me donnait 75 000 par an, plus quelques avantages, dont 450 dollars par jour en mission », explique-t-il.
Concernant les primes destinées aux joueurs et aux entraîneurs, souvent pointées du doigt, Omari affirme qu’elles étaient bien versées. « Allez demander à Santos Muntubile. Les joueurs et les entraîneurs recevaient leurs primes et signaient. Nous aussi, on devait signer chaque fois qu’on touchait de l’argent », insiste-t-il.
Pour lui, les accusations viennent surtout de personnes qui n’ont jamais accepté sa manière de diriger.
Jérémie Ngeleka


