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L’international burkinabè du Shakhtar Donetsk, Lassina Traoré, s’est livré avec beaucoup de sincérité sur son avenir… et le dilemme qui l’accompagne en Ukraine.
Arrivé en 2021 au Shakhtar Donetsk, après un passage remarqué à l’Ajax, l’international burkinabè s’est profondément attaché à l’Ukraine.
« C’est devenu ma deuxième maison. J’ai tout connu ici », explique-t-il dans une interview accordée à Flashscore. Au fil des années, l’attaquant s’est imprégné de la culture locale : « J’arrive à manger les plats ukrainiens […] j’aime beaucoup me promener dans les rues de Kyiv, c’est simplement magnifique. »
Un lien renforcé par les épreuves traversées avec ses coéquipiers, notamment depuis le début de la guerre. « Je me sens ukrainien comme mes coéquipiers avec qui j’ai tout vécu ici », confie Lassina Traoré, preuve d’une intégration rare. Avant les matchs de son équipe, l’Etalon a même été filmé en train de chanter l’hymne ukrainien : « Ça fait cinq ans que je l’entends. À force de l’écouter au début de chaque match, j’ai fini par aimer. J’ai commencé à chercher le sens des phrases, je m’y suis attaché. C’est une façon de respecter et d’honorer le pays qui t’a accueilli et qui met tout à ta disposition. »
🙌 Lassina Traore 🧡
🙏 The forward during the Ukrainian national anthem 🇺🇦#Shakhtar #Ukraine #OleksandriiaShakhtar
— FC SHAKHTAR ENGLISH (@FCShakhtar_eng) March 6, 2026
Un choix de carrière… mais surtout de vie
Mais à quelques mois de la fin de son contrat, en juin, la question de l’avenir devient inévitable. Et elle est loin d’être simple pour le joueur, auteur de 4 buts et 2 passes décisives en 8 matchs cette saison, perturbée par les blessures.
« Ça va dépendre […] Je dois d’abord en discuter avec ma famille », explique Traoré, lucide. Derrière cette prudence, un vrai tiraillement puisque sa famille, dont un enfant en bas âge, vit à Paris.
D’un côté, rester, c’est continuer une aventure humaine forte dans un club et un vestiaire qui comptent énormément pour lui. De l’autre, la réalité pèse : « Ce serait plus simple pour moi de rentrer dans un pays qui n’est pas en guerre. »
Un retour en Europe de l’Ouest, aux Pays-Bas, en Belgique ou en France, apparaît comme une option logique.
“Je n’arrive même pas à imaginer”
Mais au moment de trancher, l’émotion prend le dessus.
« Ce serait dur de quitter ce groupe qui est comme une famille […] J’essaie de ne pas trop y penser, parce que je n’imagine même pas encore le jour où ça va se décider… »
Une déclaration qui illustre parfaitement la situation du joueur. Au-delà d’un choix de carrière, c’est un véritable dilemme personnel entre attachement profond et besoin de stabilité.
À 25 ans, Lassina Traoré s’apprête à prendre l’une des décisions les plus importantes de sa vie… sans encore réussir à se projeter.

