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À quelques jours de la réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) prévue vendredi à Dar es Salaam, des incertitudes planent déjà sur la tenue du rendez-vous dans un climat tendu.
Selon des informations relayées par le média Winwin, plusieurs membres du Comité exécutif de la CAF envisageraient de ne pas effectuer le déplacement en Tanzanie. En cause : certains dirigeants invités n’auraient pas encore reçu l’ordre du jour détaillé de la réunion, qui s’annonce importante pour l’avenir du football africain. Ce flou organisationnel, s’il est avéré, pourrait expliquer une partie du malaise évoqué en coulisses.
Dans toute instance de gouvernance, la préparation des réunions et la communication des thèmes à débattre constituent des éléments sensibles, particulièrement dans un contexte où plusieurs dossiers majeurs agitent déjà l’institution. Toujours selon la même source, ce silence radio serait lié à des considérations internes et à la volonté de limiter d’éventuelles fuites.
Ambiance “électrique” au sein de la CAF
Ces spéculations interviennent alors que plusieurs observateurs, comme le journaliste Ablam Gnamesso, évoquent depuis plusieurs semaines un climat “électrique” au sein de la CAF, notamment depuis le précédent Comex de Rabat, qui aurait été marqué par une altercation, ensuite démentie par les principaux intéressés, entre le président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, et son homologue nigérian Ibrahim Musa Gusau. Sans préjuger de la réalité des intentions de boycott, ces signaux traduisent au minimum l’existence de crispations dans une période très délicate pour l’instance continentale.
Le climat est électrique à la CAF en ce moment. Les rapports entre certains dirigeants se sont nettement dégradés depuis la réunion houleuse du bureau exécutif à Rabat. Plusieurs dossiers ont provoqué des échanges très vifs entre membres.
— Ablam GNAMESSO (@AblamGnamesso) February 7, 2026
Des sujets brûlants seront abordés vendredi par la CAF, comme une réforme du réglement suite au retrait du terrain du Sénégal en finale de la CAN et le statut du secrétaire général de l’instance, Véron Mosengo-Omba, qui a dépassé l’âge limite pour exercice. Dans ce cadre, l’absence éventuelle de plusieurs membres influents, si elle venait à se confirmer, pourrait inévitablement alimenter les interrogations sur la cohésion interne de l’organisation.


