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L’ex-capitaine de l’équipe du Maroc, Romain Saïss, a fait part de son incompréhension par rapport à la panenka manquée de Brahim Diaz, et qui a grandement coûté la victoire aux Lions de l’Atlas en finale de la CAN 2025 à domicile.
Le néo-retraité de l’équipe du Maroc, Romain Saïss (86 sélections, 3 buts), est revenu sur le penalty raté de Brahim Diaz dans le temps additionnel, en finale de la CAN 2025 à domicile contre le Sénégal (1-0 ap.) le 18 janvier.
Alors qu’il avait une occasion en or d’envoyer le Maroc au paradis après un quart d’heure houleux, marqué par une interruption temporaire suite au retrait des joueurs sénégalais du terrain, le pensionnaire du Real Madrid a vu sa panenka arrêtée par Edouard Mendy à la 90e+24. Sur le banc, la stupeur de Romain Saïss, diminué à cause d’une blessure, est totale, raconte-t-il dans un entretien pour les soins de Colinterview. Voici 3 enseignements à retenir de sa prise de parole.
Le vestiaire n’a pas apprécié la panenka
« Je me suis retourné directement, je me suis pris la tête à deux mains et je me suis dit : “Il n’a pas osé faire ça quand même.” Tu peux rater un penalty, tu vois, en Coupe d’Afrique, en finale, à la fin d’un match, ça nous est arrivé. Achraf (Hakimi), il a raté un penalty à un moment crucial. On est passé à autre chose. Il a tiré, il a essayé, bref. Hakim Ziyech, pareil. Ça fait partie du foot. Mais là, quand il a fait la panenka, j’ai dit : “Mais non, tu ne peux pas faire ça maintenant.” »
Au-delà du penalty non transformé, c’est le geste-même, perçu comme téméraire voire prétentieux, qui est reproché à l’ambidextre de 26 ans. Romain Saïss décrit ainsi l’état de choc de tout le vestiaire à ce moment-là, très remonté contre l’ancien citizen, à l’image du désormais ex-sélectionneur Walid Regragui, lequel a semblé le sermonner copieusement.
« Il n’a pas osé faire ça ?! »⚡️
Romain Saïss, le capitaine du Maroc raconte son « cauchemar » du pénalty de Brahim Diaz et la finale de la CAN 🇲🇦
Interview à venir prochainement sur Colinterview 👀#Maroc #CAN #Panenka #brahimdiaz #penalty pic.twitter.com/mypypV8GDQ— Colinterview (@Colinterview) March 5, 2026
Pas d’arrangement Maroc-Sénégal
« Après, il y a eu trop de trucs à ce sujet-là, qu’il a fait exprès… Il ne peut pas faire exprès. Des conneries ! Dire il a fait exprès de rater un penalty à ce niveau de la compétition. »
Entre ce penalty réclamé quasi avec acharnement par le meilleur buteur de la CAN secondé par tout le Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la fronde des Sénégalais, habités par un sentiment d’injustice alors qu’ils s’étaient vus refuser un but quelques minutes plus tôt, l’hypothèse d’un arrangement entre le Sénégal et le Maroc pour calmer le jeu avait fait surface. Rapidement balayée par Saïss.
Brahim Diaz a-t-il vraiment mesuré le poids de ce maillot ?
« C’est la dernière seconde, ça fait 50 ans que tu n’as pas gagné une Coupe d’Afrique, (…) ça faisait plus de 20 ans que tu n’as pas fait une finale, tu es à la maison. (…) Moi je me dis est-ce qu’il a eu conscience de tout cet à-côté là. »
A la lumière de cette réflexion, la question est de savoir si Brahim Diaz avait réellement conscience de l’enjeu. De ce que cela signifiait pour le Maroc d’assouvir une longue quête qui dure depuis 50 ans, 22 ans après sa dernière finale, et à domicile de surcroît.
Le natif de Malaga a donné l’impression de minimiser le collectif au profit de l’individualisme. Voilà qui est susceptible de relancer les critiques qui le taxaient d’opportunisme lorsqu’il avait fait volte-face et choisi le Maroc au détriment de l’Espagne.


