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La Tunisie est tombée contre le Mali (1-1, 3-2 ap. tab.) ce samedi en huitièmes de finale de la CAN 2025. Une issue qui peut laisser moult regrets aux Aigles de Carthage.
Les carences dévoilées face au Nigeria (défaite 3-2) en phase de poules se sont confirmées. Avec, au bout du compte, une élimination dès les huitièmes de finale de la CAN 2025. Ce samedi au Stade Mohammed V de Casablanca, la Tunisie s’est inclinée (1-1, 3-2 ap. tab.) face à une équipe du Mali ayant joué en infériorité numérique durant pratiquement 100 minutes.
Privés de Dylan Bronn, sorti sur blessure à la 12e minute de jeu (remplacé par Yassine Meriah), les Aigles de Carthage ont évolué à 11 contre 10 à partir de la 26e minute. Woyo Coulibaly voyait rouge en effet à cause d’une intervention trop appuyée sur Hannibal Mejbri, souffre-douleur des Maliens tout au long du match.
Les Maghrébins poussaient pour forcer le verrou à la 88e sur une reprise de la tête de Firas Chaouat. Et alors qu’ils se dirigeaient droit vers la victoire, Meriah se rendait coupable d’une main dans la surface synonyme de penalty après recours à la VAR. Déjà bourreau du Maroc au premier tour, Lassine Sinayoko exécutait la sentence et permettait au Mali d’arracher les prolongations (90e+6).
À la 106e, Chaouat croyait redonner de l’avance aux Nord-Africains, mais son but était refusé pour une position millimétrée d’hors-jeu. Obligés de passer par la case tirs aux buts, ils finissaient par laisser des plumes alors que Djigui Diarra stoppait la frappe d’Elias Achouri avant de repousser celle de Mohamed Ali Ben Romdhane. Avant cela, Ali Abdi avait expédié le deuxième tir au but tunisien dans le ciel de Casablanca.
C’est donc le Mali qui défiera le Sénégal le 9 janvier prochain pour une place en demi-finales. Vu le déroulé de la rencontre, la Tunisie peut nourrir mille regrets. Afrik-Foot en relève quatre.
Supériorité numérique mal exploitée
Évidemment, le premier blâme qui pèse sur les Tunisiens, c’est de ne pas avoir su tirer parti de leur avantage numérique, a fortiori durant 100 minutes. Le premier but est intervenu environ une heure après l’expulsion de Woyo Coulibaly. De plus, ils n’ont pas réussi à tenir cet avantage ayant pour conséquence l’égalisation in extremis propulsant les équipes en prolongations.
Carton rouge non attribué à Lass Coulibaly
Une dizaine de minutes après l’expulsion de Woyo Coulibaly, la Tunisie aurait pu se retrouver à 11 contre 9 à la suite d’un attentat de Lassana Coulibaly sur Hannibal Mejbri. Le milieu malien s’en sortait miraculeusement, sans même le moindre avertissement. De quoi ajouter aux critiques qui pèsent déjà lourd sur l’arbitrage dans cette CAN 2025.
Penalty litigieux
Après de longues minutes d’interruption passées à discuter avec ses assistants vidéo et ensuite à visionner la VAR (un autre mystère de cette CAN), l’arbitre sud-africain Abongile Tom décidait de siffler penalty pour un bras décollé du corps de Meriah. Mais, le défenseur central de l’Espérance de Tunis aurait pu bénéficier de circonstances atténuantes. Puisque sur la faute, il se faisait tirer le maillot par Ousmane Camara.
Incapacité à défendre l’avantage au tableau d’affichage à 11 contre 10
Enfin, comment ne pas revenir sur cette incapacité à tenir l’avantage au tableau d’affichage ? D’autant plus, que la Tunisie se produisait en supériorité numérique ? En tout cas, cette contre-performance a déjà égrené sa première conséquence, à savoir le départ du sélectionneur Sami Trabelsi.

