Vinicius Junior s’expose a de lourdes sanctions pour
avoir frappé au cou le gardien de Valence à Mestalla. L’application
et la lourdeur de cette sanction va dépendre de la qualification de
l’acte par la commission.
Le rapport de Soto Grado sur l’expulsion de Vinicius après son
vilain geste sur Dimitrievski, hier à Mestalla, est maintenant
connu. L’arbitre a été averti par Muñiz Ruiz, depuis la cabine du
VAR, il l’a qualifié de la manière suivante : « Je vais lui donner
un carton rouge. Le ballon est arrêté, n’est-ce pas, pour avoir
frappé le gardien au visage avec ses bras. Rouge pour le numéro
7 ».
Dans son rapport, l’arbitre précise : « Pour avoir délibérément
frappé un adversaire à la tête, alors que le ballon n’était pas
disputé, en utilisant une force non négligeable. Une fois exclu, le
joueur a dû être maîtrisé par des membres de son club et emmené
dans les vestiaires pendant que ses protestations se
poursuivaient ».
La décision de la Commission de discipline de la RFEF sera
maintenant déterminante. Si elle considère qu’il s’agit d’une
agression, il s’agira d’un minimum de 4 matchs conformément à
l’article 103 relatif à ce type de gestes : « Le fait d’agresser
autrui, sans causer de blessure, avec la circonstance que l’action
se déroule pendant un arrêt de jeu ou à une distance telle du lieu
où elle se déroule qu’il est impossible d’intervenir sur un coup de
pied arrêté, est puni d’une suspension de quatre à douze
matches ».
📋 Así expresa el ACTA la EXPULSIÓN a
VINICIUS 📋👉 « Expulsado por golpear a un adversario en la cabeza de manera
deliberada sin el balón en disputa ».👉 « Tuvo que ser sujetado por miembros de su club ya expulsado ».
pic.twitter.com/pqrMPeRXh6— El Chiringuito TV (@elchiringuitotv)
January 4, 2025
Copa et Supercoupe
Si la commission décide qu’il s’agit d’une agression, étant
donné qu’il s’agit d’une sanction grave qui doit être appliquée
dans toutes les compétitions, cela signifierait que le Brésilien
manquerait le prochain match de Copa del Rey (lundi vs Deportiva
Minera) et toute la Supercoupe d’Espagne, aussi bien la demi-finale
contre Majorque qu’une hypothétique finale. De plus, il
manquerait un éventuel huitième de finale de la Copa et, s’ils ne
se qualifient pas, le match de Liga suivant.
En revanche, si la commission estime qu’il s’agit de violence
dans le jeu, Vinicius écopera d’un maximum de trois matchs et la
sanction ne pourra être purgée qu’en Liga, car il s’agirait d’une
sanction « mineure ». L’article à ce propos stipule que « le
comportement violent envers un adversaire pendant le jeu ou comme
conséquence du jeu, à condition qu’il n’entraîne pas de risque ou
de conséquences dommageables, est puni d’une suspension d’un à
trois matchs ». Le point deux ajoute : « Si l’action décrite au
paragraphe précédent se déroule en marge du jeu, sans être en
mesure de disputer le ballon ou sans que le jeu soit arrêté, elle
sera sanctionnée d’une suspension de deux à trois matches, sans
préjudice des dispositions de l’article 103 ».
Sauvé par le rapport de l’arbitre ?
Mais comme l’explique la presse espagnole ce matin, tout indique
que Soto Grado, l’arbitre de la rencontre, s’est montré clément
avec le joueur du Real Madrid en rédigeant son rapport, celui-ci
étant déterminant pour décider de la sévérité de la sanction
finale.
En effet, dans son rapport d’après match, l’arbitre écrit que
Vinicius Junior a donné un coup à son adversaire alors qu’il
n’était pas en train de disputer le ballon, ce qui implique que la
commission devra s’appuyer sur l’article 121 plutôt que le 103. On
parle alors d’une conduite violente (article 121) qui implique 2 à
3 matchs de suspension, uniquement en Liga, et non d’une agression
(article 103) qui pourrait valoir jusqu’à 12 matchs de suspension,
toutes compétitions espagnoles confondues, comme évoqué plus
tôt.


