À l’approche de la cérémonie des CAF Awards, qui se tiendra ce mercredi, l’attention s’est déjà détournée de la fête pour se concentrer sur une vive polémique : l’absence de Sehrou Guirassy parmi les trois finalistes pour le titre de Joueur Africain de l’Année.
Alors que Mohamed Salah, Achraf Hakimi et Victor Osimhen se disputeront la couronne à Rabat, de nombreux observateurs estiment que Guirassy méritait incontestablement une place dans ce trio. Sa saison parle d’elle-même : Soulier d’or de la Ligue des champions, meilleur buteur de la Coupe du monde des clubs, deuxième meilleur réalisateur de Bundesliga, meilleur buteur africain en Europe, 21ᵉ du classement du Ballon d’Or, et nommé parmi les meilleurs attaquants par la FIFA.
Son frère, Karamba, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de « honte », et la presse guinéenne a unanimement relayé cette indignation, jugeant l’exclusion de l’attaquant incompréhensible et injustifiable.
En Guinée, en Afrique et même en Allemagne, les réactions se multiplient, fustigeant un processus de sélection jugé défaillant et opaque. De Guinée 28 à Guinea News en passant par Bild, plusieurs médias ont souligné l’absurdité d’écarter l’un des avants-centres les plus prolifiques du continent.
Nombre d’observateurs soutiennent que les performances de Guirassy surpassent celles de certains finalistes, notamment Victor Osimhen, dont la saison, bien que solide, n’affiche pas la même domination statistique.


