À quelques jours de la finale des barrages intercontinentaux pour la Coupe du Monde 2026 face à la Jamaïque, la concentration monte au sein de la tanière des Léopards. Dans une interview exclusive accordée aux médias du LOSC, son club formateur, le jeune milieu de terrain Ngal’Ayel Mukau s’est confié sur l’état d’esprit du groupe avant d’affronter la Jamaïque ce mardi au Mexique.
Conscient du poids de l’histoire, le Lillois n’a pas caché l’ambition de toute une nation : « On est une équipe de transition, avec notre défense qui est costaud, Chancel et Tuanzebe… Chaque match ils nous portent, c’est à eux aussi de nous porter ce match… C’est un match historique, on a déjà fait le travail face au Cameroun et au Nigéria. » a-t-il déclaré.
Le défi qui attend la République Démocratique du Congo est de taille face aux Reggae Boyz, une équipe réputée pour sa puissance athlétique. Mukau, qui s’impose de plus en plus comme un pion essentiel du système de Sébastien Desabre, analyse avec lucidité les forces adverses : « Je sais que c’est une équipe très physique, avec des joueurs qui vont vite… Bailey c’est un joueur que je regardais quand j’étais plus jeune, que j’ai toujours toujours apprécié. Il va vite, on doit faire attention. Mais derrière on a des mecs costauds, ça va bien se passer. »
Le duel face à Leon Bailey, la star d’Aston Villa que Mukau a récemment croisée sur les pelouses européennes, sera l’une des clés de cette rencontre. Malgré le respect qu’il porte à l’ailier jamaïcain, le milieu congolais affiche une sérénité impressionnante. Il s’appuie sur la solidité défensive des Léopards, symbolisée par le duo Mbemba-Tuanzebe, pour contenir les assauts caribéens. Pour Mukau, cette finale est l’aboutissement d’un parcours héroïque où la RDC a su renverser des montagnes, prouvant qu’elle a sa place parmi l’élite mondiale.
Juste une victoire enverrait les Léopards en phase finale de Coupe du Monde pour la première fois depuis 1974. Entre la fougue de la jeunesse incarnée par Mukau et l’expérience des cadres, la RDC semble armée pour briser ce plafond de verre de 52 ans. Tout le peuple congolais aura les yeux rivés sur Guadalajara ce mardi, espérant que les paroles pleines d’assurance de leur jeune prodige se transformeront en une qualification historique sur le terrain.


