![]()
Au lendemain de la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), qui a retiré le titre de champion d’Afrique au Sénégal pour décréter le Maroc vainqueur de la CAN 2025, le président de l’instance panafricaine, Patrice Motsepe, a répondu à la polémique.
Suite au verdict de sa commission d’appel, la CAF a été vivement critiquée, notamment au Sénégal, où le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Sow, l’a par exemple qualifiée de “pourrie“. Sa décision de retirer le titre au Sénégal deux mois après son sacre a provoqué un tollé mondial et était perçue comme ridicule par la presse internationale et de nombreux analystes. C’est dans ce contexte que le président de la CAF, Patrice Motsepe, a pris la parole ce mercredi soir à travers une vidéo publiée par la CAF pour répondre à cette pluie de critiques.
Motsepe répond aux accusations de partialité
Le dirigeant a d’abord tenu à défendre l’intégrité des commissions de la CAF. “Dans la sélection des membres de nos instances judiciaires, nous avons adopté une approche différente, distincte de celle qui prévalait auparavant. Nous avons invité chaque association membre ainsi que chacune des six zones régionales de la CAF à proposer des noms de juges reconnus et d’avocats respectés, car il est essentiel que les décisions de notre Commission de discipline, la Commission de discipline de la CAF, ainsi que celles de la Commission d’Appel de la CAF soient perçues avec le respect et l’intégrité qui sont fondamentaux pour nous. Ainsi, si vous examinez la composition de ces instances, vous constaterez qu’elles regroupent certains des juristes et magistrats les plus respectés du continent. Nous devons encore continuer à traiter les perceptions et les préoccupations liées à l’intégrité. Il s’agit d’un travail de longue haleine. À la CAF, nous sommes très clairement pleinement engagés à garantir non seulement la qualité de nos actions, car nous avons mis en place les meilleures pratiques, mais aussi à identifier des juges et des avocats issus de chaque région, de chaque zone et des 54 pays africains afin de nous assurer qu’il s’agit de personnes intègres disposant d’une expérience reconnue“, a plaidé Motsepe.
🚨 OFFICIAL: CAF PRESIDENT REACTS 🎥
Patrice Motsepe has shared his first reaction following the verdict delivered by CAF’s independent Appeal Committee, which confirmed Morocco as the new AFCON 2025 champions.
In a video statement, the CAF President addressed the outcome,… pic.twitter.com/gAGimYqbs6
— Micky Jnr (@MickyJnr__) March 18, 2026
Au moment de justifier le grand écart entre les sanctions prononcées en première instance et celles revues en appel, le Sud-Africain a explique que “l’indépendance se reflète également dans les décisions prises par les deux instances. La Commission de Discipline de la CAF a rendu une décision. La Commission d’Appel de la CAF a adopté une position totalement différente.“
La CAF se pliera au TAS
Alors que le Sénégal va porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le patron du football africain a tenté de calmer le jeu et assuré que la CAF se pliera à la décision de l’instance basée à Lausanne.
“J’ai également été informé que le Sénégal envisage de faire appel, ce qui est très important. Chacune des 54 nations africaines a le droit d’exercer les recours nécessaires pour défendre ses intérêts, non seulement au plus haut niveau en Afrique, au sein de la CAF, mais également devant la plus haute juridiction, le Tribunal Arbitral du Sport. Et nous nous conformerons et respecterons la décision qui sera prise au plus haut niveau. Un principe essentiel est qu’aucun pays africain ne sera traité d’une manière plus privilégiée, plus avantageuse ou plus favorable qu’un autre pays du continent africain“, a juré Motsepe en réponse aux soupçons de favoritisme voire de corruption visant la CAF et le Maroc.
Motsepe déplore les “soupçons et manque de confiance”, “héritage du passé”
Le dirigeant a cependant rappelé que l’attitude du Sénégal en finale de la CAN 2025, totalement injustifiée selon lui, l’a profondément déçu.
“J’ai précédemment exprimé ma profonde déception face aux incidents survenus lors de cette finale. L’élément le plus important concernant ce qui s’est produit lors de ce match est que cela compromet le travail considérable accompli par la CAF pendant de nombreuses années pour garantir l’intégrité, le respect, l’éthique, la bonne gouvernance ainsi que la crédibilité des résultats de nos matchs de football“, a regretté le Sud-Africain, qui considère que l’injustice dont le Sénégal estime avoir été victime lors de la finale au moment du penalty accordé au Maroc est totalement infondée.
“Les événements et incidents survenus lors de la finale de la CAN Maroc 2025 mettent en lumière le travail qu’il reste à accomplir face aux soupçons et au manque de confiance. Il s’agit d’un héritage du passé. (…) Nous nous imposons des standards très élevés. Il est essentiel pour nous que les supporters et les spectateurs ordinaires dans chacun des 54 pays africains, selon leur propre jugement – et non celui de la CAF ou le mien – considèrent les décisions de nos instances judiciaires comme justes, intègres et impartiales. Il est tout aussi important qu’ils considèrent nos arbitres, nos opérateurs VAR et nos commissaires de match comme des personnes équitables et justes. Les décisions qui sont prises doivent refléter l’impartialité et l’indépendance qui sont absolument essentielles“, a exhorté Motsepe à qui le Sénégal aura l’occasion de répondre jeudi à 13h GMT à l’occasion de la conférence de presse annoncée par la FSF.

