
(Laval) Le Rafaël Harvey-Pinard de 2021-2022 n’avait pas volé son tout premier rappel dans la LNH, entendons-nous. À sa deuxième saison dans la Ligue américaine, il avait terminé au 1er rang du Rocket avec 56 points en 69 matchs.
Publié à 17 h 38
Sauf qu’il avait aussi besoin de circonstances favorables, dans ce cas-là un virus ultra-contagieux qui avait terrassé le vestiaire du CH, une équipe déjà hypothéquée par les blessures.
Trois ans plus tard, le Tricolore est ailleurs. Depuis le retour au jeu de Patrik Laine, le 3 décembre, aucun attaquant n’a été blessé. Depuis ce temps, Montréal affiche un dossier de 9-4-0. Les effectifs sont donc figés, ce qui bloque, pour l’heure, des éléments comme Harvey-Pinard et Joshua Roy, qui aspirent à retourner dans la LNH un bon jour.
« Il n’y a pas de rappel parce qu’il n’y a pas de blessés et parce que le Canadien joue bien, a rappelé Pascal Vincent, entraîneur-chef du Rocket, après l’entraînement de jeudi. Ce n’est pas une charité qu’on fait ! Tu dois battre quelqu’un qui est déjà là. Des fois, ça te prend un an, deux ans, trois ans. Je reviens toujours à Josh Morrissey, un des meilleurs défenseurs de la LNH. Ça lui a pris trois ans complets dans la Ligue américaine avant d’avoir sa chance à temps plein. »
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Pascal Vincent, entraîneur-chef du Rocket de Laval
Harvey-Pinard doit donc faire comme les autres et attendre son tour. Après une saison 2023-2024 en demi-teinte, il s’est blessé cet été et a seulement pu recommencer à jouer le 20 novembre. Dans l’intervalle, Emil Heineman lui a ravi son poste d’ailier énergique de quatrième trio et avec 9 buts en 36 matchs, le Suédois s’affirme de plus en plus comme la surprise de l’année à Montréal. « C’est le fun de le voir aller, il me surprend et je pense qu’il aura une très longue carrière. Il joue du gros hockey », concède Harvey-Pinard.
Le petit ailier continue quant à lui à retrouver son rythme à Laval, après avoir été ignoré au ballottage. Après neuf matchs, il avait été limité à deux points et montrait un différentiel de -6. Mais à ses six dernières sorties, il compte quatre points et affiche un rendement de +2.
« Ça commence à aller mieux. Au niveau du patin, les huit premiers matchs, c’était difficile. C’est l’explosion, la réaction. Souvent, mon patin était trop “flat” sur la patinoire et c’est le genre de détail qui fait que tu es une seconde plus lent. C’était plus dur à ce niveau dans les huit premiers matchs », a-t-il décortiqué.
La bonne nouvelle pour lui, c’est que la santé du groupe « en haut » lui donne du temps pour retrouver son rythme, et mieux se positionner pour le jour où Kent Hughes aura besoin de renforts. Ça se poursuivra cette fin de semaine avec deux matchs, vendredi et samedi, contre Abbotsford.


