Le penalty manqué par Brahim Díaz lors de la finale de la CAN 2025 continue de faire réagir, bien au-delà des frontières marocaines. Parmi les voix les plus tranchantes, celle d’Hervé Renard, jamais adepte de la langue de bois.
Dans un entretien accordé au Parisien, l’actuel sélectionneur de l’Arabie saoudite zt ancien sélectionneur du Maroc n’a pas cherché à atténuer ses mots.
« On a le droit de rater un penalty mais, en pareil cas, je suis catégorique et je n’ai aucune complaisance. C’est un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans », a-t-il déclaré, dans un contexte déjà lourd, marqué par une finale tendue et des décisions arbitrales controversées.
Double vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations avec la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015, Hervé Renard sait combien ces instants peuvent marquer l’histoire d’une sélection. Tout en affirmant comprendre la position délicate de Walid Regragui, il a tenu à rappeler que certaines responsabilités ne peuvent être esquivées. Pour étayer son propos, le technicien français a évoqué une expérience personnelle récente.
« Toutes proportions gardées, j’ai d’ailleurs vécu la même chose à la Coupe arabe face au Maroc. L’un de mes joueurs, Abdullah Al-Hamdan, a totalement raté sa panenka. Je lui ai demandé de m’accompagner ensuite en conférence de presse et de présenter ses excuses. »
Une prise de position sans détour, qui relance le débat sur le devoir d’exemplarité et la responsabilité individuelle des joueurs lors des moments les plus décisifs dans un match de football.


