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Le dossier des 18 supporters sénégalais interpellés après la finale de la CAN 2025 continue de susciter de vives réactions. La justice marocaine les a condamnés jeudi, actant des peines de prison ferme accompagnées d’amendes, une décision qui alimente débats et espoirs quant à une issue diplomatique.
La Haute Cour de Rabat a prononcé des peines graduées à l’encontre des 18 supporters jeudi. Neuf d’entre eux ont été condamnés à un an de prison assorti d’une amende de 500 dollars chacun. Six autres écopent de six mois de détention et de 200 dollars d’amende, tandis que les trois derniers ont reçu des peines de trois mois avec une amende de 120 dollars.
🚨 Morocco update: The High Court of Rabat has sentenced 18 Senegalese supporters over assault incidents.
• 9 get 1 year + $500 fine each.
• 6 get 6 months + $200 each.
• 3 get 3 months + $120 each.#AFCON2025#AFCONwithMicky pic.twitter.com/1vMx6Wty2k— Micky Jnr (@MickyJnr__) February 19, 2026
Ces décisions font suite aux incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, marquée par de fortes tensions. Les faits reprochés concernent notamment des altercations avec des agents de sécurité et des actes de dégradation dans les tribunes, De leur côté, les prévenus estiment avoir été brutalisés par les stadiers marocains.
Au Sénégal, l’idée d’un rapatriement rapide des condamnés, afin qu’ils purgent leur peine au pays, a émergé, toutefois l’éventualité d’une extradition reste très improbable, comme l’explique un expert en droit international relayé par le média Wiwsport : « L’extradition s’applique généralement avant un procès ou pour des crimes graves comme le terrorisme ou la corruption, pas pour des peines courtes liées à des troubles sportifs ».
Un geste du Roi Mohammed VI ?
Toujours selon Wiwsport, les observateurs privilégient désormais des alternatives plus réalistes. Parmi elles, figure la possibilité d’une grâce royale, relevant des prérogatives du Roi Mohammed VI, ou encore celle d’un transfert de peine au Sénégal. Les bonnes relations diplomatiques qu’entretiennent Rabat et Dakar laissent un espoir à cette issue côté sénégalais.
« Le Sénégal et le Maroc entretiennent des relations fraternelles historiques, renforcées par des liens économiques et culturels solides. Une solution diplomatique semble plus probable qu’une confrontation judiciaire », avance un analyste politique sénégalais cité par nos confrères.
Sur le plan judiciaire, la défense a exercé son droit d’appel, laissant ouverte la perspective d’une révision partielle ou totale des peines. En parallèle, les familles et soutiens des condamnés continuent de plaider pour une issue favorable.


