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Des cartons jaunes effacés à deux reprises pendant le tournoi, les rouges jamais remis à zéro : voici tout ce qu’il faut savoir sur les suspensions à la Coupe du monde 2026.
L’une des grandes préoccupations des sélectionneurs, des joueurs et des supporters reste la perte de joueurs clés en cours de compétition, que ce soit sur blessure ou à la suite d’une sanction disciplinaire. Une question revient régulièrement : à quel moment la FIFA efface-t-elle les avertissements ?
Avec le passage de la Coupe du monde d’un format de 32 à 48 participants, l’instance dirigeante du ballon rond a revu son système de suspension pour intégrer une phase éliminatoire supplémentaire, les seizièmes de finale.
La réforme des cartons jaunes à la Coupe du monde 2026
À partir du Mondial 2026, les cartons jaunes sont donc remis à zéro à deux reprises : à l’issue de la phase de groupes, puis après les quarts de finale.
Si un joueur accumule deux cartons jaunes avant l’une de ces remises à zéro, il sera automatiquement suspendu pour le match suivant, avant de retrouver un compteur vierge à son retour.
En pratique, le seul moyen pour un joueur d’être absent de la finale pour cause de suspension est désormais de recevoir un carton rouge en demi-finale.
Cette règle a toutefois été introduite uniquement avant la Coupe du monde 2002, organisée en Corée du Sud et au Japon. Avant cela, depuis l’édition mexicaine de 1970 – date à laquelle les cartons ont fait leur entrée dans le football, les avertissements s’accumulaient dès le premier match jusqu’à la finale incluse. Sous l’ancienne règle, tout joueur ayant reçu son deuxième carton jaune était suspendu pour la rencontre suivante.
La FIFA a choisi de modifier ce règlement précisément pour éviter qu’un joueur ne soit privé d’une finale en raison d’une accumulation d’avertissements au fil du tournoi.
Michael Ballack exclu lors du Mondial 2002. Copyright: imago/Camera 4
L’exemple de Michael Ballack en 2002 illustre parfaitement l’absurdité de l’ancien système. Le milieu de terrain allemand avait dû regarder la finale face au Brésil depuis les tribunes – défaite 2-0 – en raison d’une suspension pour cumul de cartons jaunes.
Et les cartons rouges et suspensions ?
Concernant les expulsions, le compteur n’est jamais remis à zéro pendant la Coupe du monde. Tout joueur exclu fait l’objet d’une sanction immédiate : une suspension d’au moins un match, quelle que soit la phase de la compétition.
Dans les cas de violence caractérisée, des sanctions bien plus lourdes peuvent être prononcées. L’affaire Luis Suarez lors du Mondial 2014 au Brésil en est l’illustration la plus marquante.
L’attaquant uruguayen avait été de fait exclu de la compétition après avoir mordu l’épaule du défenseur italien Giorgio Chiellini lors de leur match de phase de groupes. Il avait écopé d’une suspension de neuf matchs en sélection, assortie d’une interdiction de toute activité liée au football pendant quatre mois.
À l’époque, cette décision était considérée comme la sanction la plus sévère jamais infligée dans l’histoire de la Coupe du monde pour une agression sur le terrain.

