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Pour la CAN U17 prévue du 13 mai au 2 juin 2026 au Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) innove avec un format inédit inspiré des festivals. Une organisation centralisée qui change radicalement l’expérience du tournoi… mais qui interroge aussi.
La CAF a décidé de revoir en profondeur l’organisation de ses compétitions de jeunes. À l’occasion de la CAN U17 Maroc 2026 (13 mai – 2 juin), un nouveau format dit “festival” sera testé pour la première fois, vient d’annoncer l’instance panafricaine à un peu plus de quinze jours du coup d’envoi de la compétition.
Concrètement, la majorité des matchs, des entraînements et des opérations logistiques seront regroupés dans un seul et même site : le Complexe Mohammed VI de Salé, dans la banlieue de Rabat, dont la qualité de l’infrastructure est érigée en modèle sur le continent.
Seules exceptions : le match d’ouverture Maroc-Tunisie, les demi-finales et la finale, qui se joueront au Stade Moulay Hassan de Rabat, l’un des stades de la dernière CAN A.
Une immersion totale pour les équipes
L’idée est simple : créer une sorte de “village du football” où toutes les sélections vivent et évoluent au même endroit. Un modèle inspiré des compétitions internationales multisports ou de certains tournois de jeunes en Europe.
Ce format doit permettre une meilleure organisation, avec moins de déplacements, une logistique simplifiée et des conditions de travail homogènes pour toutes les équipes.
Mais aussi une atmosphère plus immersive, où joueurs, staffs et recruteurs cohabitent au quotidien.
U17 in D-17. Ready? 🌍#TotalEnergiesAFCONU17 pic.twitter.com/91ohSpHnUO
— CAF Online (@CAF_Online) April 26, 2026
Un objectif de développement à long terme
Au-delà de l’aspect pratique, la CAF poursuit une ambition plus large. Ce format vise à améliorer le développement des jeunes joueurs africains, en leur offrant un environnement stable et professionnel.
En centralisant les infrastructures et les conditions de jeu, l’instance souhaite garantir une certaine cohérence d’une édition à l’autre, et faciliter le travail de détection des talents.
Un tournoi relevé sur le papier
Sur le plan sportif, la compétition s’annonce dense. Le Maroc évoluera dans un groupe A relevé avec la Tunisie, l’Égypte et l’Éthiopie. Le Sénégal, champion en titre, a hérité d’une poule compliquée avec l’Algérie, le Ghana et l’Afrique du Sud.
Les huit quarts de finalistes se qualifieront directement pour la Coupe du monde U17 au Qatar, tandis que deux barrages permettront d’attribuer les derniers billets africains.
Sur le papier, ce format “festival” promet une organisation plus fluide et une meilleure expérience pour les jeunes joueurs.
Reste à voir comment il se traduira sur le terrain. Car si l’idée est séduisante, son succès dépendra de son exécution.

