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Le Maroc devrait bel et bien réussir le très gros coup Ayyoub Bouaddi. Selon plusieurs informations, dont celles de Foot Mercato et Onze Mondial, la pépite de Lille aurait donné son accord verbal aux Lions de l’Atlas après des discussions positives avec la Fédération.
Visiblement convaincu par la visite à Lille du sélectionneur Mohamed Ouahbi et du président Fouzi Lekjaa jeudi, le binational Ayyoub Bouaddi pourrait être convoqué par le Maroc dès le mois de mars. Le milieu des Lions de l’Atlas devrait aussi être renforcé par un autre jeune talent, Samir El Mourabet, auteur d’une saison prometteuse avec le RC Strasbourg. Mais comment Mohamed Ouahbi va faire jouer tout ce beau monde ?
🚨EXCL: 🔴🟢🇲🇦 #EN |
❗️La fédération marocaine va convoquer Ayyoub Bouaddi dès le rassemblement de mars. 👋
🔐 Selon des sources à la FRMF, le joueur a donné son accord verbal pour rejoindre la sélection marocaine. ✅
🗣️ Une réunion positive s’est tenue cette semaine entre… pic.twitter.com/nDgToIJ5TS
— Santi Aouna (@Santi_J_FM) March 14, 2026
Un secteur déjà très dense
Il faut dire que la sélection du Maroc ne manquait déjà pas d’options dans l’entrejeu. Lors de la CAN les hommes de Walid Regragui avaient réussi à atteindre la finale malgré plusieurs pépins physiques dans le secteur.
Au départ, l’entrejeu s’articulait autour d’un trio Azzedine Ounahi – Sofyan Amrabat – Neil El Aynaoui dans un 4-3-3 avec Amrabat en sentinelle.
Mais la blessure d’Ounahi et les soucis physiques d’Amrabat avaient poussé le staff à revoir la formule. La seconde partie du tournoi avait ainsi vu émerger un trio plus technique avec Bilal El Khannouss, et Ismael Saibari devant un El Aynaoui reculé d’un cran.
Sur le banc, Oussama Targhalline était également disponible, tandis que Bilal Nadir, Amir Richardson, Oussama El Azzouzi ou encore Amine Harit n’avaient même pas été retenus, victimes de la concurrence.
Bouaddi, le profil parfait pour organiser le jeu
Dans ce contexte, Bouaddi apporterait un profil très spécifique. Le jeune milieu se distingue par sa capacité à organiser et aérer le jeu, avec une excellente lecture et une grande intelligence balle au pied.
Mais le Lillois ne se limite pas à la création. C’est aussi un relayeur moderne capable de récupérer des ballons, de couvrir beaucoup de terrain et de se projeter rapidement vers l’avant.
Personne ne voudrait être à la place de Mohamed Ouahbi. 🇲🇦🤯
Avoir tous ces 𝗖𝗥𝗔𝗖𝗞𝗦 au milieu de terrain… et on ne parle même pas de Belahyane, Richardson, Bouchouari… La concurrence est monstrueuse. pic.twitter.com/68IavXu2Ow
— FRMF Xtra (@FRMFXtra) March 14, 2026
Plusieurs schémas possibles avec Bouaddi
L’arrivée de Mohamed Ouahbi – dont les idées devraient se distinguer à terme de celles de Regragui – pourrait modifier l’organisation du milieu marocain.
S’il opte d’abord pour le 4-3-3 pointe basse que favorisait Regragui, El Aynaoui pourrait conserver ce rôle qu’il a parfaitement tenu durant la CAN, au détriment d’Amrabat dont l’influence semble décliner, notamment à cause des blessures récurrentes. Son ère comme titulaire est désormais menacée par l’émergence de ses jeunes concurrents, plus techniques.
Devant la sentinelle, Bouaddi et El Mourabet pourraient évoluer en relayeurs, avec la possibilité d’intégrer Ounahi ou Saibari selon les profils recherchés. Capable de dépanner à ce poste, Bilal El Khannouss s’y trouverait néanmoins un cran en dessous son poste de prédilection, comme lors de la CAN.
© Iconsport
Une autre option serait un 4-2-3-1, système qu’Ouahbi utilisait avec les U20. Dans ce cas, Bouaddi pourrait former un double pivot avec El Aynaoui ou El Mourabet, tandis qu’un joueur créatif comme Ounahi, El Khannouss ou Saibari évoluerait en numéro 10.
Ce type d’organisation offrirait un milieu très technique, même si l’impact physique d’Amrabat pourrait alors manquer à la récupération.
Des problèmes de riches pour Ouahbi
Avec Bouaddi, El Aynaoui, Ounahi, El Khannouss, Saibari, El Mourabet ou encore Targhalline, le Maroc dispose d’un milieu de terrain parmi les plus talentueux du continent. En attendant peut-être un jour le binational du Real Madrid, Thiago Pitarch ?
Un luxe pour le sélectionneur… mais aussi un casse-tête. Car avec autant de profils de qualité, chaque choix sera scruté. Et si l’entrejeu venait à manquer d’efficacité malgré ce potentiel, les critiques ne tarderaient pas à fuser.
Autrement dit, pour Ouahbi, toutes ces solutions sont un problème de riche… mais potentiellement un problème quand même.


