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Vainqueur de l’Ecosse (1-0) dans la nuit de vendredi à samedi à Boston, le Maroc a officieusement acté sa qualification en 16es de finale de la Coupe du monde 2026. Cette victoire décrochée en tremblant après avoir pourtant mené au score pendant plus de 90 minutes doit servir de leçon pour la bande à Mohamed Ouahbi…
La scène en dit long. Quelques secondes après le coup de sifflet final de ce match Ecosse-Maroc, le défenseur central Issa Diop passe une soufflante à son coéquipier Samir El Mourabet dans le rond central. Clairement pas le genre d’images qui suivent généralement une victoire…
Il faut dire que la fin de match a été particulièrement tendue, les Marocains ne passant pas loin de craquer et de se faire égaliser sur la fin. La frappe de Scott McTominay dans le petit filet, le contact entre le milieu de terrain de Naples et Neil El Aynaoui dans la surface, la tête de Lyndon Dykes… Toutes ces actions auraient pu tourner dans un sens bien différent dans une mauvaise soirée et les Marocains seraient sortis de la rencontre frustrés et plein de regrets. Comment en sont-ils arrivés là alors qu’ils étaient déjà en tête au tableau d’affichage après seulement une minute et dix secondes ?
Un manque d’efficacité préjudiciable pour le Maroc
Au vu du nombre d’occasions qu’ils se sont procurées, les Lions de l’Atlas n’avaient clairement pas à vivre une fin de match aussi stressante. El Aynaoui et plus encore Bilal El-Khannouss ont eu la balle de 2-0 au bout du pied en première période, mais ils l’ont expédiée au-dessus.
Énorme occasion pour El Khannous ! 😱
Toujours 1-0 pour le Maroc.Suivez le match sur M6 et M6+ : https://t.co/jFBpiRsSsI#CDM2026 #FIFAWorldCup #ECOMAR pic.twitter.com/mHqRhxa5d7
— M6 – Coupe du Monde de la FIFA 2026™ (@M6) June 19, 2026
Au retour des vestiaires, il en a été de même pour Ismaël Saibari, auteur de l’ouverture du score précoce, dont la frappe a été déviée sur la barre, puis pour la tête d’El-Khannouss, miraculeusement repoussée par Angus Gunn. En optant pour l’option individuelle, Brahim Diaz a lui fait le mauvais choix plus tard dans la surface, ce qui a mis Saibari, esseulé sur la gauche, hors de lui.
Les Lions de l’Atlas peinent à tenir le rythme
Face au Brésil déjà, le Maroc avait débuté très fort pendant 30 minutes, avant de baisser pied et de subir. Contre l’Ecosse, le même genre de scénario s’est reproduit. Les hommes de Mohamed Ouahbi ont largement dominé leur adversaire en première période et il a fallu attendre les dernières minutes avant la mi-temps pour assister à la première situation écossaise, avec le centre d’Andy Robertson mal repris par John McGinn.
En seconde période en revanche, les Marocains ont progressivement desserré l’étau et ils ont finalement terminé la rencontre en ayant du mal à ressortir de leur propre camp lorsque les Ecossais multipliaient les longs ballons dans l’axe. Au coup de sifflet final, le sélectionneur Mohamed Ouahbi a tenu à dédramatiser ce scénario.
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Mohamed Ouahbi, sélectionneur du Maroc
« On aurait voulu marquer ce deuxième but pour être plus tranquille. On a voulu les garder très haut pour qu’ils n’approchent pas de notre surface. C’est vrai que, quand c’est 1-0, sur la fin, les Écossais, au vu de leurs qualités… Mais ce n’est pas grave, c’est ce qu’on avait dit entre nous : pas de panique. On fait ce qu’il y a à faire, on défend, on continue à presser. Il nous a manqué un peu d’efficacité. On a fait un gros match, on a montré que, même dans la difficulté par moment, ces joueurs jouent pour le Maroc, pour le maillot, et on continue. »
Flash interview M6
Ce Maroc ne sait pas gérer son avantage
Par la suite, en conférence de presse, Ouahbi a cependant nuancé son jugement en admettant : “Je ne pense pas que nous ayons géré le match aussi bien que nous aurions pu le faire.” Mais le technicien se veut tout de même positif et souligne le chemin parcouru : “Il y a eu des moments dans ce match où, par le passé, nous aurions peut-être encaissé un but.“
Derrière cette lecture optimiste, figure tout de même le sentiment que ce Maroc, qui s’est retrouvé deux fois en tête très rapidement dans ce Mondial, ne sait pas vraiment gérer un avantage. Les Lions de l’Atlas semblent hésiter entre une stratégie assumée de conservation du score et la volonté de continuer à jouer. Et cette incapacité à trancher dans un sens ou dans l’autre à bien failli se retourner contre eux…

