Crédit photo : Wikimedia Commons / SAFA
Mexico City, 11 juin 2026. Il y a seize ans, l’Afrique du Sud ouvrait une Coupe du Monde sur son propre sol — la première du continent africain — dans un rugissement de vuvuzelas qui avait couvert la planète entière. En 2026, à Mexico City, les Bafana Bafana ont ouvert la toute première Coupe du Monde à 48 équipes face au Mexique. Un 0-0 qui n’est pas un accident, mais une déclaration.
Le fait
Mexique et Afrique du Sud se neutralisent pendant 90 minutes au stade Aztèque. Le Mexique, favori logique sur sa propre pelouse, n’arrive pas à trouver la clé d’une défense sud-africaine organisée par le sélectionneur Hugo Broos. L’Afrique du Sud ne renonce jamais, contre-attaque avec mordant, touche le poteau par Bongani Zungu à la 63e minute. Score final : 0-0.
La lecture
Ce 0-0 face au Mexique dans le stade le plus mythique du continent américain est une performance de première catégorie. Broos a construit une équipe qui défend en bloc compact, récupère vite et ne se découvre que lorsque les espaces sont là. Face à un Mexique brouillon, les Bafana Bafana ont montré qu’ils avaient le niveau pour ambitionner les huitièmes de finale.
Percy Tau, capitaine et âme de cette sélection, a été le métronome de la rencontre. À 30 ans, il est à l’apogée de sa carrière internationale. Autour de lui, une génération qui a grandi dans l’ombre des déceptions et qui aujourd’hui joue sans complexe.
La perspective
En 2010, l’Afrique du Sud avait accueilli le monde. En 2026, elle vient le défier sur ses terres. Ce 0-0 face au Mexique à Mexico City est l’un des symboles les plus forts de ce tournoi : seize ans après la première Coupe du Monde africaine, les Bafana Bafana sont là pour jouer — pas pour témoigner. La différence est immense.
Par Mamadou Lamine Diallo — Dakar, 11 juin 2026
Sources : FIFA.com, BBC Afrique, SAFA.net, RFI Sport

