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La Côte d’Ivoire, quart de finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, va débuter sa Coupe du monde 2026 dimanche soir contre l’Equateur. Pour l’ancien Éléphant, Ismaël Diomandé, qui s’est confié à Afrik-Foot, la bande à Emerse Faé a une carte à jouer si elle parvient à dépasser un obstacle majeur.
Après le Maroc en 2022, demi-finaliste du Mondial au Qatar, une sélection africaine parviendra-t-elle à faire sensation à la première Coupe du monde à 48 équipes aux États-Unis, au Mexique et au Canada ? La Côte d’Ivoire, quart de finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations en janvier, se présente sur la grille de départ avec de sérieux arguments à faire valoir malgré l’effectif le plus jeune du Mondial, comme l’a expliqué l’ancien international ivoirien Ismaël Diomandé à Afrik-Foot.
« Je pense qu’on a une bonne équipe. Ça travaille bien. Il faut laisser la chance aux jeunes qui arrivent comme Yan Diomandé, Christ Inao Oulaï. On a pas mal de joueurs de talent. La Coupe du monde, si tu mets dans la tête de ces jeunes-là qu’on y va pour la gagner et pas seulement participer, c’est différent. Mentalement, c’est important. Le Maroc a réussi à faire une demi-finale, il n’était pas loin. On a une bonne petite équipe, les petits sont concentrés. On ne peut pas comparer les époques, mais on verra bien à la Coupe du monde », nous a-t-il glissé, dévoilant ses petits chouchous, dont Christ Inao Oulaï, qui pourrait être l’une des révélations africaines de ce Mondial.
“Si je dis que Yan est mon chouchou, on va dire que c’est parce que je m’appelle Diomandé !”
« Si je dis Yan Diomandé, on va dire que c’est parce que je m’appelle Diomandé ! Alors, je vais dire le petit Inao. Il est bon, il est sort de nulle part. Il va à Bastia, il casse tout. Il va à Trabzon et, moi qui ai joué en Turquie, on me dit qu’il cartonne là-bas. Il vient en sélection, ça se confirme. Le petit, c’est l’un de mes chouchous, un très bon joueur. C’est l’avenir de cette sélection, avec Yan Diomandé et Ousmane Diomandé, aussi, du Sporting CP. On a un bon groupe », s’est-il félicité.
L’ancien international ivoirien Ismaël Diomandé. Crédits photo : Icon Sport
L’ancien Stéphanois voit ses héritiers capables de faire mieux que sa génération, présente au Brésil en 2014. « C’est un truc de fou de jouer une Coupe du monde ! Tout le monde regarde cette compétition. On n’était pas loin de se qualifier en 2014. Mais ce match contre la Grèce me laisse un goût amer, un mauvais souvenir. C’était la première fois que la Côte d’Ivoire allait se qualifier pour les 8es de finales du Mondial et puis à la fin il y a ce penalty, je ne sais toujours pas s’il y a faute ou pas », s’est-il souvenu, encore amer.
Le Mondial 2014, si beau si dur…
« On perd à la fin et puis on rentre à la maison. La Coupe du monde, c’est un top souvenir, mais ce match là… » Plus que le résultat, l’ex-milieu de terrain aux 19 capes (1 but) garde en mémoire la chance qu’il a eue de côtoyer tant de grands joueurs avec sa sélection. « Les gens ne se rendent pas compte à quels points ces anciens étaient forts. Moi, j’ai une photo lors de la Coupe du monde encadrée chez moi, avec Didier Drogba, sa main sur ma tête, avec Kolo Touré, Yaya Touré, Wilfried Bony et moi, je suis au milieu de ces mecs-là », a-t-il lancé avant poursuivre.
L’ancien international ivoirien Ismaël Diomandé. Crédits photo : Icon Sport
« C’étaient des monstres. J’ai vite compris pourquoi il jouait dans les plus grands clubs du monde. J’ai joué pendant les matchs de qualification. Durant le tournoi, on essayait de challenger les cadres, pour qu’ils sentent que tu es là. Quand tu joues pour ton pays, tu donnes le maximum à l’entraînement, tu donnes tout. C’est différent du football de club. Que tu joues ou que tu ne joues pas, c’est ton pays que tu défends. C’était costaud, difficile. J’ai kiffé mon époque parce qu’il y avait des monstres autour de moi. J’arrivais à gratter des secondes, des minutes par ci par là. J’ai beaucoup appris avec ces grands frères-là ».
Génération de folie et ascension fulgurante
« Il y avait Ousmane Viera, Kolo Touré et Didier Zokora, qui me conseillaient beaucoup. Et puis, paix à son âme, il y avait Cheick Tioté. C’est quelqu’un à qui je rends toujours hommage. On avait des styles un peu similaires. J’étais toujours avec lui, il me donnait toujours des conseils à l’entraînement, il m’encourageait, amicalement. Il y avait aussi Copa Barry, Siaka Tiéné, Wilfried Bony, Salomon Kalou. C’était comme une famille, ils nous ont beaucoup apporté. Franchement, j’ai kiffé de fou », a-t-il apprécié, lui qui avait un peu été l’invité surprise de cette compétition alors qu’il pointait tout juste le bout de son nez à Saint-Étienne.
« En deux ans, je suis passé de jouer à Aubervilliers à jouer le Mondial ! Ça a été vite. Mais quand tu es dans l’action, tu ne te rends pas compte, tu n’y penses pas, tu fonces », a-t-il lâché avant de se rappeler de sa première cape. « C’était contre le Sénégal, au Maroc. Le match avait été délocalisé. C’était la première fois que j’étais appelé. Je n’avais pas joué, il y avait beaucoup de grosses têtes devant moi. J’étais sur le banc et je m’entraînais avec les gars avec qui je jouais à la Play, les Yaya Touré, les Cheick Tioté paix à son âme, les Salomon Kalou, les Romaric. Je me retrouve avec eux. » Comme dans un rêve, concrétisé par un succès final lors de la CAN deux ans après en 2015.
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« C’est le summum de ma carrière. Tu défends les couleurs de ton pays. Tu pars, c’est difficile. Personne ne croyait en nous. Le groupe était soudé. Il y avait deux, trois grosses têtes même si les Didier Drogba, Didier Zokora avaient arrêté. Il restait Yaya Touré, Kolo Touré, Copa Barry, Siaka Tiéné, Gervinho, Salomon Kalou, Max-Alain Gradel. Il y avait aussi des jeunes comme moi, Serge Aurier. Personne ne croyait en nous, je ne vous mens pas. On a fait notre chemin, on a créé des liens. C’est le genre d’aventure qui te marque à vie. Je pense que, avec les naissances de mes enfants, c’est mon meilleur souvenir. Pour moi, remporter quelque chose avec son pays, c’est le summum. Je suis très fier de ça », a-t-il conclu. En espérant que la sélection lui offre d’autres belles émotions dans les prochaines semaines.


