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Ce samedi, la Côte d’Ivoire dispute sans doute le match le plus important de sa phase de groupes de la Coupe du monde 2026 face à l’Allemagne. Après leur succès arraché contre l’Équateur (1-0), les Éléphants s’attaquent à un adversaire d’un tout autre calibre : la Mannschaft, impressionnante lors de son entrée en lice avec une large victoire 7-1 contre Curaçao.
Si les trois points ont fait du bien aux hommes d’Emerse Faé, tout n’a pas été parfait. Et au moment d’affronter l’un des milieux les plus solides du tournoi, la question de l’entrejeu ivoirien mérite d’être posée.
Un milieu vieillissant qui n’a pas totalement convaincu
Face à l’Équateur, Emerse Faé avait opté pour un 4-4-2 avec Elye Wahi et Nicolas Pépé à la pointe de l’attaque. Derrière eux, le sélectionneur ivoirien avait cherché à densifier le cœur du jeu en associant les expérimentés Franck Kessié (29 ans) et Seko Fofana (31 ans).
Sur le papier, l’idée se comprenait face à un milieu équatorien emmené par Moisés Caicedo. Sur le terrain, le résultat a été plus mitigé.
Si Kessié a une nouvelle fois montré pourquoi il demeure le patron des Éléphants, Seko Fofana est apparu plus emprunté. L’ancien Lensois a certes affiché un excellent taux de réussite à la passe (33 réussies sur 36, soit 92%), dont une bonne partie dans le camp adverse, mais son impact défensif a été limité. Il n’a remporté qu’un duel au sol sur quatre, contre quatre sur sept pour son capitaine. Et des erreurs individuelles de sa part ont failli coûter un but aux siens à deux reprises.
Surtout, l’entrée de Christ Inao Oulaï a changé le visage du milieu ivoirien lors du dernier quart d’heure.
Christ Inao Oulaï pousse pour une place
Déjà révélation de la dernière CAN, le milieu de Trabzonspor a apporté énergie (5 duels disputés en 20 minutes, dont 3 gagnés), mobilité et verticalité. Son entrée a coïncidé avec le temps fort ivoirien et a rappelé à quel point son profil pouvait être utile face à une équipe allemande qui aime monopoliser le ballon.
Avec le retour progressif d’Amad Diallo à son meilleur niveau physique et la forme éclatante de Yan Diomandé, la Côte d’Ivoire possède davantage de solutions offensives qu’auparavant. Cela pourrait permettre à Faé de repenser l’équilibre de son milieu.
Plusieurs options pour Emerse Faé
Une certitude demeure : Franck Kessié semble intouchable dans le onze.
Autour de lui, plusieurs scénarios existent. Si Faé conserve son 4-4-2, Oulaï pourrait logiquement prétendre à une place aux côtés du capitaine ivoirien grâce à sa capacité à casser les lignes balle au pied.
L’autre option serait de revenir à un 4-3-3, système qui avait particulièrement bien fonctionné en cours de match lors de la victoire contre la France en préparation.
Dans cette configuration, Kessié pourrait évoluer en sentinelle derrière un duo composé de Seko Fofana et Christ Inao Oulaï. Un trio plus complémentaire, capable d’apporter à la fois impact physique, créativité et projection.
Ibrahim Sangaré, auteur d’une entrée convaincante face à l’Équateur, reste également une alternative crédible, tandis que Jean Michaël Seri ou Parfait Guiagon sont derrière dans la hiérarchie, mais peuvent toujours avoir un rôle à jouer.
Le banc, l’arme des Éléphants
Faé peut aussi choisir de ne pas bouleverser une équipe qui gagne. Mais contre la France en amical puis face à l’Équateur, c’est le banc ivoirien qui a fait basculer la rencontre.
Face à une Allemagne dont le style de jeu est très différent de celui de l’Équateur, la bataille du milieu sera sans doute l’une des clés de la rencontre. Et dans ce secteur, Emerse Faé dispose aujourd’hui de suffisamment de solutions pour ajuster son plan sans perdre en qualité.


