![]()
À quelques heures du deuxième match du Maroc dans cette Coupe du monde 2026, Achraf Hakimi se retrouve de nouveau au centre de l’actualité extra-sportive. Ce vendredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a confirmé le renvoi du capitaine des Lions de l’Atlas devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine dans l’affaire de viol présumé ouverte en 2023.
Le latéral du Paris Saint-Germain contestait cette décision et réclamait un non-lieu. Mais les magistrats ont estimé que les éléments recueillis au cours de l’enquête justifiaient la tenue d’un procès. Cette décision ne constitue toutefois pas une condamnation et Achraf Hakimi continue de contester fermement les accusations portées contre lui.
Hakimi s’exprime sur l’affaire
Quelques heures après l’annonce, le joueur de 27 ans a pris la parole sur le réseau social X.
« J’ai choisi de me taire pendant des années. J’ai pensé que rester digne, être patient et faire confiance à la justice permettrait que les bonnes décisions soient prises », a notamment écrit l’international marocain, affirmant attendre désormais son procès afin de pouvoir « enfin parler ».
L’affaire remonte à février 2023. Une jeune femme avait dénoncé des faits présumés de viol après une rencontre avec le joueur. Mis en examen depuis cette période, Hakimi a toujours nié toute infraction. Sa défense continue de remettre en cause la version de la plaignante tandis que les avocats de cette dernière estiment que les éléments du dossier justifient pleinement la tenue d’un procès.
La justice m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Si vous n’étiez pas connu, il n’y aurait jamais eu d’affaire. »
J’ai choisi de me taire pendant des années. J’ai pensé que rester digne, être patient et faire confiance à la justice permettrait que les bonnes décisions soient…
— Achraf Hakimi (@AchrafHakimi) June 19, 2026
Un impact limité sur le Mondial ?
La question se pose désormais : cette affaire peut-elle perturber la Coupe du monde d’Achraf Hakimi ?
À court terme, rien ne semble l’indiquer. Le défenseur marocain se trouve déjà aux États-Unis avec la sélection et aucune mesure judiciaire ne remet en cause sa participation au tournoi. Contrairement au Ghanéen Thomas Partey, qui n’a récemment pas obtenu l’autorisation de se rendre au Canada dans le cadre de sa propre procédure judiciaire, Hakimi reste pleinement à la disposition de Mohamed Ouahbi.
Reste l’aspect psychologique. Véritable leader du vestiaire marocain, le capitaine des Lions de l’Atlas devra désormais composer avec cette nouvelle séquence médiatique en pleine compétition. Un défi auquel a été confronté Neymar ou encore Cristiano Ronaldo par le passé, alors qu’ils étaient visés par des accusations similaires durant un tournoi international.
Cependant, il est probable que Hakimi, qui n’a jamais cessé de clamer son innocence, parvienne à faire le vide alors que le Maroc vise désormais une qualification pour les seizièmes après une performance encourageante face au Brésil.

