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Quatre ans après son parcours historique au Qatar, le Maroc retrouve la Coupe du monde avec un statut totalement différent. Désormais attendu parmi les favoris du tournoi après sa demi-finale en 2022, le premier pays africain à avoir atteint le dernier carré d’un Mondial débarque aux États-Unis avec un nouvel homme fort sur le banc, Mohamed Ouahbi, et l’ambition de confirmer que son exploit n’était pas un accident.
Entre continuité et renouveau, les Lions de l’Atlas possèdent l’un des effectifs les plus talentueux du continent. Reste désormais à savoir jusqu’où cette génération peut aller.
Le calendrier du Maroc dans le Groupe C du Mondial
Le Maroc a hérité d’un groupe C relevé à la Coupe du monde 2026 mais largement à sa portée. Les Lions de l’Atlas débuteront par un choc face au Brésil, quintuple champion du monde, dans ce qui ressemble déjà à l’une des plus grosses affiches du premier tour. Ils retrouveront ensuite l’Écosse, nation au style spécial et difficile à manœuvrer, avant de conclure contre Haïti, de retour en Coupe du monde après plusieurs décennies d’absence et qui a récemment cartonné en amical (4-0 contre la Nouvelle-Zélande).
- Samedi 13 juin 2026 : Brésil – Maroc
Stade de New York New Jersey (23h heure de Rabat)
- Vendredi 19 juin 2026 : Écosse – Maroc
Stade de Boston (23h heure de Rabat)
- Mercredi 24 juin 2026 : Maroc – Haïti
Stade d’Atlanta (23h heure de Rabat)
Analyse de la liste du Maroc : Ouahbi impose déjà sa patte
Pour sa première grande compétition à la tête de la sélection marocaine, Mohamed Ouahbi n’a pas hésité à prendre plusieurs décisions fortes.
L’ossature qui a remporté la CAN 2025 est toujours présente, mais le nouveau sélectionneur a clairement marqué sa différence avec son prédécesseur. La principale victime se nomme Youssef En-Nesyri. Pour la première fois depuis près de dix ans, l’attaquant ne disputera pas une grande compétition avec les Lions de l’Atlas. Son rendement insuffisant en sélection, combiné à une CAN décevante sans le moindre but inscrit, lui a coûté sa place.
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Ouahbi a également profité du stage de préparation organisé sans les cadres pour tester de nombreux profils. Résultat : pas moins de six récents arrivés participeront à la Coupe du monde avec les A : Issa Diop, Redouane Halhal, Samir El Mourabet, Gessime Yassine, et surtout Ayoube Amaimouni et Ayyoub Bouaddi, lancés juste avant le Mondial. Tous incarnent cette nouvelle génération appelée à prendre progressivement le relais.
Deux retours sont également à signaler : le gardien Ahmed Reda Tagnaouti retrouve la sélection après quatre années d’absence tandis que Zakaria El Ouahdi fait son retour pour apporter une solution derrière le capitaine Achraf Hakimi.
Sans être une révolution totale, cette liste marque un véritable tournant. Le Maroc conserve ses cadres mais prépare déjà l’avenir.
Sur le plan individuel, les Lions disposent probablement de l’un des trois meilleurs effectifs africains avec le Sénégal et la Côte d’Ivoire. La densité technique du milieu de terrain, la qualité des couloirs et l’expérience accumulée dans les grands championnats offrent de sérieuses garanties.
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Le style de jeu du Maroc version Mohamed Ouahbi
L’une des grandes curiosités sera l’identité de jeu du Maroc version Mohamed Ouahbi.
Après avoir bâti sa réputation dans la formation à Anderlecht puis conduit le Maroc U20 au titre mondial, le technicien belgo-marocain tente progressivement d’imposer ses principes chez les A.
Le principal changement concerne l’approche générale du jeu. Là où Walid Regragui privilégiait un bloc compact, très discipliné défensivement et redoutable en transition, Ouahbi cherche davantage à contrôler les rencontres et à imposer le rythme.
Le mot-clé de son projet est l’hybridation. Son Maroc doit être capable de modifier sa structure en permanence selon les situations. Les Lions peuvent ainsi évoluer en 4-3-3, basculer en 4-2-3-1 ou même se transformer ponctuellement en 3-5-2 lorsque les latéraux prennent toute la largeur.
Le pressing est également plus agressif. L’objectif est de récupérer le ballon plus haut et d’attaquer rapidement sans multiplier les séquences de conservation stériles.
L’animation offensive représente probablement le chantier le plus intéressant. Ismaël Saibari pourrait notamment être utilisé comme faux numéro 9, rôle dans lequel il a inscrit un doublé contre Madagascar en match amical (4-0). Toutefois, difficile d’imaginer Ayoub El Kaabi, également auteur de son 35ème but en sélection face aux Barea, disparaître du onze de départ.
Au milieu, la concurrence est féroce. Dans un double pivot, le duo Neil El Aynaoui – Ayyoub Bouaddi semble offrir un équilibre particulièrement séduisant, mais Sofyan Amrabat, Bilal El Khannouss sans oublier Azzedine Ounahi disposent eux aussi d’arguments solides.
GKBounou
LBMazraoui
CBAguerd OU Riad
CBDiop
RBHakimi
DMEl Aynaoui
DMBouaddi OU El Mourabet
LMEz Abde
CAMOunahi OU El Khannouss
RMBrahim Diaz
STEl Kaabi OU Saibari
Quelles chances pour le Maroc à la Coupe du monde 2026 ?
Le Maroc n’est plus un outsider. Après leur demi-finale historique au Qatar, les Lions de l’Atlas figurent désormais parmi les nations respectées du football mondial. Les adversaires connaissent leur potentiel et les attendront avec beaucoup plus de vigilance qu’en 2022.
Le principal rival dans ce groupe reste évidemment le Brésil. Mais l’écart entre les deux sélections paraît moins important qu’il ne l’aurait été il y a quelques années. Les Lions pointent aujourd’hui à la 7e place du classement FIFA et peuvent légitimement viser la première place du groupe.
L’Écosse et Haïti sont un cran en dessous sur le papier. Une élimination dès le premier tour est donc inenvisageable pour les supporters marocains, et même une troisième place serait une grande déception.
L’objectif minimum paraît être une qualification pour les huitièmes de finale. Avec la qualité de l’effectif, un quart de finale semble tout à fait accessible. Plus haut, tout dépendra de la vitesse avec laquelle Mohamed Ouahbi parviendra à faire assimiler ses nouveaux principes.
C’est peut-être là la grande inconnue. Le changement de sélectionneur peut représenter un risque, mais aussi un avantage. Les adversaires disposent encore de peu de références sur cette nouvelle version du Maroc.
Avec un effectif aussi talentueux et une confiance héritée de l’épopée de 2022, les Lions de l’Atlas ont les moyens de viser au minimum les quarts de finale, et pourquoi pas de rêver une nouvelle fois très grand.
Crédits photo : Ewen Gavet/Icon Sport


